Le président du RAJ convoqué par la police de Vgayet

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Abdelouhab Fersaoui, président du RAJ
Abdelouhab Fersaoui, président du RAJ

VGAYET (TAMURT) – Le président du Rassemblement-actions-jeunesse (RAJ), Abdelouhab Fersaoui, natif d’At Smaïl, a été destinataire, mercredi 26 mai 2021, d’une convocation émanant des services de la police de Vgayet.

« Le (…) camarade Abdelouhab Fersaoui, président du RAJ a reçu aujourd’hui, (mercredi 26 mai 2021, ndlr) une convocation de la police pour se présenter dans les plus bref délais au commissariat central de Bejaia » écrit le bureau national du RAJ dans un communiqué publié ce mercredi. Les motifs de la convocation du président du RAJ par la police de Vgayet sont pour l’heure inconnus. Parallèlement, le ministère algérien de l’Intérieur a engagé une procédure en référé pour la dissolution du RAJ. « Le RAJ a reçu ce mercredi 26 mai 2021 par le biais d’un huissier de justice une citation a comparaître devant le tribunal administratif d’Alger, suite à une requête déposée par le ministère de l’intérieur et des collectivités locales sollicitant la dissolution de l’association RAJ, sous prétexte que les activités de l’association sont en violation de la loi 12/06 régissant les associations et en contradiction avec les objectifs énumérés dans les statuts de l’association »lit-on encore dans le communiqué du bureau national du RAJ.

Par ailleurs, le Rassemblement-Actions-Jeunesse informe l’opinion publique sur ses futures démarches à même de se défendre auprès des instances judiciaires algériennes et battre en brèche l’argumentaire du département algérien de l’Intérieur. « Le RAJ va constituer un collectif d’avocats pour répondre à la requête déposée par le ministère de l’intérieur et tiendra l’opinion publique de l’évolution de la procédure administrative et de la convocation du président de l’association par la police »précise le RAJ dans son document.

Il est à rappeler que plusieurs membres du bureau national du RAJ ont été interpellés, l’été 2019, par la police algérienne et ont été mis au cachot. Quelques uns, dont Abdelouhab Fersaoui, président du RAJ, a croupi dans les geôles du pouvoir algérien pendant de longs mois. Condamné en première instance à un an de prison ferme pour « atteinte à l’intégrité du territoire national », Abdelouhab Fersaoui a été libéré au bout de six mois d’emprisonnement après la réduction de sa peine en appel. D’autres membre du RAJ ont écopé de six mois de prison pour…rien.

Dalil Imaxlufen

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