Amer Ouali publie un livre sur les années FIS

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Amer OUALI
Amer OUALI

TAMAZGHA (TAMURT) – L’arrêt du processus électoral en Algérie suite aux élections législatives de décembre 1991 a été un tournant dramatique dans l’Histoire de l’Algérie contemporaine. Cette page noire a été le déclencheur direct ou indirect de ce qui deviendra la guerre civile en Algérie. Une guerre dramatique et barbare qui a affecté tous les Algériens et même des étrangers.

Le journaliste Amer Ouali, exerçant à l’AFP, vient de publier aux éditions « Frantz Fanon » : « Le coup d’éclat, de la naissance du FIS aux législatives avortées ». Un livre qui revient principalement sur ces années FIS (Front islamique du Salut). L’auteur a choisi les trente ans de ces événements : 1991-2021 pour l’édition de son livre. Il y a tout juste 30 ans, porté par une force de centaines de milliers d’adhérents, le FIS déclenchait une grève politique au premier jour de la première campagne législative pluraliste du pays, rappelle Amer Ouali rappelant que le FIS entendait protester contre la loi sur le découpage électoral taillée sur mesure pour le FLN : en cela, il n’avait pas tort. Amer Ouali rappelle qu’un an auparavant, le parti islamiste s’était emparé de 60% des APC et APW au terme des élections locales ; il était devenu la première force politique, détrônant le FLN et déjouant ses pronostics. « Le FIS se révélait ainsi comme une vraie force politique et non comme un simple mouvement social, juste bon à être instrumentalisé contre la colère populaire. Mieux, son président Abassi Madani était saisi d’un irrépressible désir de pouvoir qui le rend incontrôlable et même cynique selon de récents témoignages de ses compagnons », explique Amer Ouali. Ce dernier ajoute : « Instruit par les élections locales, le gouvernement « réformateur » de Mouloud Hamrouche décidait de tailler une carte électorale au désavantage des villes où le FIS s’était surtout imposé.

En même temps, il avait choisi le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours, défavorable aux petits partis. Son intention était de bipolariser la vie politique, en donnant au FLN une position hégémonique. Pas dupe de ce calcul, Abassi Madani décidait de lui faire barrage, en lançant une grève politique. Il demandait de nouvelles lois électorales et l’organisation conjointe d’élections législatives et présidentielles. Un de ses compagnons a raconté quel mépris il exprimait pour Chadli quand il allait à la présidence où ses yeux pétillaient du désir de pouvoir ».

La grève fut un flop total, rappelle encore Amer Ouali en indiquant qu’au bout d’une semaine, elle fut transformée en mouvement de désobéissance civile. « Ce fut l’état de siège, la démission du gouvernement? le report des élections et la décapitation du FIS. L’été 1991 fut terrible. Il y eut déjà des dizaines de morts », se souvient Amer Ouali. Et pour découvrir ces moments ou les revivre, en connaître les suites et savoir ce qui s’est passé entre le président Chadli et les militaires après le 26 décembre 1991, le livre « Le coup d’éclat » de Amer Ouali est vivement indiqué et conseillé. Amer Ouali avertit toutefois : « je ne suis plus impliqué dans la couverture de l’actualité algérienne pour l’AFP depuis le 31 décembre 2016. Cet ouvrage n’engage que moi ».

Idir Tirourda

2 COMMENTAIRES

  1. Le FIS a fait voter meme les morts durant ces elections,; il a fraude comme le faisait son pere le FLN.
    Une magouille incroyable dans les bureaux de votes, laisses au FIS qui etait en plein controle du processus. a l’exception de la Kabylie.. comme toujours

  2. A l’époque des 91 j’étais militant de FFS et c’est le feu défunt ait Ahmed qui lui a laissé la voie libre en appelant aux boycottes des élections municipales pour que le FIS gagne la majorité des APC se qui leur a donné les moyens de truquer les préparation des élections législatives je les ai vu avec mes propres yeux des mêmes hommes habillés en bourka qui ont votés plusieurs fois.

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