Incarcérés à la prison d’Akbou : Des militants indépendantistes entament une grève de la faim

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Les militants indépendandistes
Les militants indépendandistes

VGAYET (TAMURT) – Pour protester contre leur maintien injuste sous mandat de dépôt, six militants indépendantistes kabyles, détenus au pénitencier d’Akbou, ont entamé une grève de la fin depuis mercredi 02 juin, ont indiqué, hier, leurs avocats.

Les militants souverainistes ont pris cette décision d’entrer en grève de la faim comme un acte de protestation « (…) après le rejet de leur appel contre les mandats de dépôt par la chambre d’accusation de la cour de Bejaia… », a expliqué la même source. Les six militants grévistes sont Maouche Menad, Fateh Karim, Bousselam Boujemaa, Djoudi Djamel, Kaced Younes et Laoubi Merzouk. Leurs camarades de lutte, Ait Mansour Zahir et Chakri Faouzi, ont été déconseillés par des médecins d’observer cette grève de la faim pour des raisons de santé, a souligné le Me Allaoua Benabdeslam.

Pour rappel, ces militants indépendantistes ont été violemment interpellés le 22 mai dernier par la police coloniale algérienne, à Akbou, alors qu’ils s’apprêtaient à prendre part à une marche pacifique en hommage à Masin U Harun, et en soutien au président du MAK, Ferhat Mehenni. Ces militants pacifiques sont poursuivis respectivement pour « outrage à un corps constitué », « violence envers les forces de l’ordre », « atteinte à l’unité nationale » et « attroupement armé ». A noter que huit autres militants pour l’indépendance de la Kabylie, placés initialement sous contrôle judiciaire lors de leur comparution le 24 mai devant le juge d’instruction du tribunal d’Akbou, sont également frappés d’un mandat de dépôt, depuis le 02 juin.

La répression et l’acharnement judiciaire contre les militants indépendantistes se sont accentués depuis la réussite éclatante des marches du 20 avril dernier en Kabylie, lesquelles manifestations avaient drainé des milliers d’indépendantistes à Tuvirett, Tizi Wezzu et Vgayet.

Arezki Massi

1 COMMENTAIRE

  1. Liberté inconditionnée aux frères de lutte. La pax islamiste n’est pas la bienvenue en Kabylie. Oui, parcequ’il y a à choisir entre l’Etat islamique qui se confirme dans l’approche et la procédure. Le régime pour mieux enfouir son illégitimité prépare le terrain aux islamistes, faits maison, pour occuper le terrain politique par islam interposé, vu que les urnes l’excommunient même dans les régions arabisées.

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