Tizi Ouzou : des partisans de Bouteflika candidats

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Ouahab Ait Menguellet
Ouahab Ait Menguellet

KABYLIE (TAMURT) – De nombreux candidats aux élections législatives anticipées du 12 juin 2021, dans la région de Tizi Ouzou, ont été des soutiens très actifs de l’ancien régime de Abdelaziz Bouteflika. L’un d’eux allait même être nommé directeur de campagne de Bouteflika.

A Tizi Ouzou, ce sont toujours les mêmes personnes sur lesquels s’appuie le pouvoir algérien pour camper le rôle de relais locaux. Après avoir soutenu activement Abdelaziz Bouteflika pendant 20 ans, on retrouve les mêmes visages aujourd’hui. Ces derniers se sont présentés aux élections législatives anticipées du 12 juin 2021 en dépit du rejet unanime de ce rendez-vous électoral par la population de la Kabylie. Parmi ces personnalités sur lesquelles le pouvoir de Bouteflika s’est appuyé, on retrouve bien entendu Ouahab Ait Menguellet, maire de Tizi Ouzou, très proche d’Ahmed Ouyahia. Ce dernier l’avait même imposé aux cadres et élus locaux du RND auxquels il avait demandé sur un ton ordonnateur d’accorder leur voix quand Ouahab Ait Menguellet s’était présenté aux dernières élections sénatoriales.

A la veille du cinquième mandat avorté de Abdelaziz Bouteflika, Ouahab Ait Menguellet était sur le point d’être désigné officiellement directeur de campagne de Bouteflika à Tizi Ouzou. Il pilote aujourd’hui la liste dite indépendante « Tagmats ». Un autre candidat à la même élection a joué un rôle de premier plan au niveau local lors des différents mandats de Bouteflika. En sa qualité de chef de bureau régional du journal « La dépêche de Kabylie », Khaled Zahem, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait soutenu activement Bouteflika. De même qu’il a activé dans les rangs du parti de Amara Benyounès, dont les positions envers Bouteflika sont connues de tous.

On peut aussi citer Salah Tiza et tant d’autres. La présence de ces personnalités, hier, proche de Bouteflika, aujourd’hui de Tebboune, confirme si besoin est la célèbre citation : « le Roi est mort, vive le Roi ! ».

Idir Tirourda

1 COMMENTAIRE

  1. Pour une pétition pour son départ, c’est symbolique vu qu’il a été imposé, mais le signal est aussi au régime qui doit comprendre qu’il ne peut plus jouer ses agents dans la région. Il n’a jamais été élu et s’il participe à la negation de la volonté populaire il est impératif de lui donner un signe clair d’illégitimité. Boycott actif jusqu’au départ définitif de ce régime criminel, ses agents qui troquent la légitimité populaire contre le status doivent comprendre qu’une page d’hisoire est définitivement tournée.

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