Cour de Tizi Wezzu : Le militant Sofiane Mohdeb échappe à la prison ferme, mais placé de nouveau en garde à vue dans une autre affaire !

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Sofiane Mohdeb
Sofiane Mohdeb

KABYLIE (TAMURT) – Aussitôt libéré, aussitôt arrêté ! Condamné par le tribunal de Tizi Wezzu à une peine de six mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 100 000 DA, le militant kabyle Sofiane Mohdeb n’a pas pu regagner pour autant les siens, le 14 juillet. En effet, à sa sortie du tribunal, il a été arrêté et placé de nouveau en garde à vue par la gendarmerie de Bouhinoun à la demande, cette fois-ci, du procureur du tribunal de Azazga. L’acharnement judiciaire contre ce militant se poursuit. La mobilisation citoyenne, elle aussi, ne faiblit pas.

Pour rappel, le militant Sofiane Mohdeb, dit Othentik, a été arrêté, le 12 juillet dernier, lors d’un rassemblement de soutien à six détenus kabyles, en l’occurrence Hocine Azem (URK), Bouaziz Ait Chebib et Boussad Becha (AKAL), Hemou Boumedine (RPK), Belaïd Ammarkhodja (militant kabyle) et Taleb El Hadi (MAK), organisé devant la Cour de Tizi Wezzu. Ce rassemblement a été violemment réprimé par la police algérienne, qui avait procédé à l’arrestation de dizaines de manifestants, dont Sofiane Mohdeb, enfant du village Ighil Tizi Boa, relevant de la commune de Bouzeguène. Il a été poursuivi pour « Incitation à un attroupement non-armé à travers les réseaux sociaux».

Au terme de son réquisitoire, le Procureur général avait requis contre le militant kabyle deux ans de prison ferme et une amende de 100 000 DA. Finalement, sa peine a été réduite à six mois de prison avec sursis et le maintien du même montant de l’amende, après les plaidoiries d’un collectif d’avocats. Hier, toute la région de Bouzeguène était mobilisée comme un seul homme pour exiger la libération de Sofiane Mohdeb. Une grève générale a été largement observée à travers les villages de cette localité. Un sit-in de protestation a été également tenu, le même jour, devant le commissariat de police de la région.

Pour le moment, l’on ignore la nature des nouvelles accusations portées contre ce militant. Certainement, cette deuxième affaire est liée, comme la première, à son militantisme, du reste pacifique, pour la liberté et la démocratie.

Arezki Massi

2 COMMENTAIRES

  1. …et maintenant qu’ils nous arrêtent à tort et à travers au cœur même de la Kabylie, on fait quoi !?
    le juge d’instructions de azazga….habite t-il à azazga? ça m’étonnerais qu’il résiderait en dehors de la Kabylie?
    nous n’avancerons jamais sans une stratégie claire. déserter les institutions de l’état est une grave erreur.

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