Le Tamazight toujours facultatif

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TAMAZGHA (TAMURT) – C’est la rentrée scolaire depuis dimanche dernier et la langue tamazight demeure le parent pauvre du système éducatif algérien car son enseignement est toujours facultatif.

Tous les appels qui sont lancés régulièrement et depuis des années, aussi bien par les militants de la cause berbère, que par les enseignants et les inspecteurs ainsi que par les universitaires spécialisés en langue tamazight, sont tombés dans l’oreille d’un sourd. Cette année scolaire, 2021-2022, l’enseignement de la langue tamazight se fera aussi de manière optionnelle. C’est-à-dire, tout parent d’élève qui le désirerait, pourrait dispenser sa fille ou son fils, de l’enseignement de Tamazight. Il suffit d’une petite signature du tuteur et on n’entendra plus parler de tamazight à l’école durant toute l’année scolaire.

Ceux qui s’attendaient que les choses allaient pouvoir changer en cette nouvelle année scolaire ont vite déchanté. Et le Haut-commissariat l’Amazighité, institution fantoche et budgétivore, continue de camper son rôle folklorique sans pouvoir rien apporter de concret car dépourvu de tout pouvoir exécutoire. N’eut été la solide fibre militante dont sont dotés les habitants de la Kabylie, l’enseignement de tamazight aurait disparu depuis des années. Car comment pourrait-on motiver un élève en lui imposant, dès le départ, ce dilemme appelé matière facultative.

En plus, c’est du jamais vu car même pour le sport, pour être dispensé, un certificat médical attestant d’une incapacité quelconque est exigé préalablement. Et dire que Tamazight « est une langue nationale et officielle » depuis 2016 !

Juba Gacemi

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