Le « hirak », c’est fini ?

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Le Hirak a Bejaia
Le Hirak a Bejaia

ALGERIE (TAMURT) – Le mouvement appelé communément, en Algérie, « hirak », est-il terminé ? Relève-t-il désormais de l’histoire et du passé récent ? Tous les indices portent à croire que c’est le cas.

Depuis des mois, les manifestations du vendredi n’ont plus lieu. Au début, pour rappel, les marches du vendredi ont d’abord disparu dans les wilayas algériennes. Elles se sont poursuivies en Kabylie pendant quelque temps pour finir par disparaitre définitivement. En outre, ce qui pousse à conclure à la fin de ce « hirak », c’est la disparition de la scène publique de toutes les personnalités qui parlaient au nom de ce mouvement et qui avaient l’air d’avoir une certaine sympathie dans les rangs de ce hirak. C’est le cas des avocats Mustapha Bouchachi, Mokrane Ait Larbi, Zoubida Assoul mais aussi des chefs de partis politiques comme Karim Tabou, Sofiane Djilali ainsi que tant d’autres figures ayant joué les premiers rôles tout au long du « hirak ».

Aujourd’hui, ces derniers ont pratiquement disparu des radars. Même quand il leur arrive de s’exprimer, ce qui est devenu extrêmement rare, leurs interventions ne portent guère sur le « hirak ». La presse algérienne également, n’évoque plus le « hirak ». La page du « hirak » est-elle définitivement tournée ? Tous les indices portent à croire que c’est le cas.

Juba Gacemi

9 COMMENTAIRES

  1. Il est logique pour les militants du mak de souhaiter la fin du hirak, le rassemblement de millions d’algériens de toutes les ethenies qui demandent à l’unisson le départ d’un système et un renouveau pour l’algerie, chose que les makistes n’ont jamais pu faire, le mak étant une entité avec un nombre de militants dérisoire en kabylie, incapable de soulever les foules, ferhat disait le mak c’est 99% des kabyles alors qu’il ne réussit même pas a rassembler plus de 50 personnes en France, alors en kabylie n’en parlant même pas, les kabyles c’est pratiquement 10 millions d’âmes en Algérie s’ils avaient voulu l’indépendance ou l’autonomie, ce n’est ni l’armée ni le pouvoir en place qui aurait pu les empêcher.

    • L’ arabisation est un danger qui guette tous les 10/13000000 de kabyles. La minorité est celle qui prend conscience en premier. En cassant le thermomètre la fièvre ne baissera pas, rappellez vous de l’ épithète  » groupuscules  » des années 50 et sa réplique sous boukharouba, qui avait juré qu’il  » rendra impossible la communication entre père et fils en kabylie  » grâce à l’ arabisation et l’ islamisme étatique. Et donc le choix du camp est un impératif éthique. Voilà pourquoi je ne serais jamais islamique même si tous les astres et les neutrons se mettaient du côté de cette politique cynique et criminelle. Le Hirak est la version soft où l’on veut faire passer la tolérance comme impératif. Or l’ identité d’un peuple est sa subjectivité, donc pas sujette au compromis. L’ unique constante est une nation qui trouve continuité dans THAMZGHA.

      • fievez Les maquisards dans toutes l’Algérie n’ont jamais dépassé le nombre de 90000 membres. Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir le courage de ses idées. pourquoi cela changerait. Mieux vaut la qualité d’une minorité agissante que la quantité d’une majorité silencieuse qui ne fait que suivre le mouvement.

  2. Je suis tenté de dire tant mieux, car il n’a ni queu ni tête, et puis c’est un mouvement qui tire sa force de la seule convergence du « yetnehaw gaa » si on ajoute un seul préalable et c’est la division assuré e et c’est cela le paradoxe à force d’avoir peur de la division il disparu de lui même..

  3. Tout au long de l’histoire, la vérité et la justice ont toujours triomphé.
    Dans ce monde il y’a des assassins et des tyrans, pour un moment ils peuvent nous sembler invincibles mais il finiront par tomber dixit Gandhi.

  4. .
    Le combat continue jusqu’au dépérissement du Régime militaro-mafieux, et l’instauration de l’Etat de droit !

    Le ‘ Mouvement protestataire populaire et pacifique ‘ est toujours, malgré la répression, les manipulations, les provocations, la propagande et l’intox…

    La ‘ question du politique ‘, en l’occurrence ‘ la question du pouvoir, donc le combat contre le Régime dictatorial militaro-mafieux ‘ fédère – rassemble – unit ‘ car la population est convaincue que ce Pouvoir assassin et destructeur est le Mal originel, l’Origine du mal, le Problème premier, l’Obstacle principal, le Démiurge….. La ‘ question du pouvoir ‘ est la ‘ question principale et primordiale, essentielle et fondamentale, générale et globale ‘.

    Tant dis que la ‘ question idéologique ‘ (cultes, cultures, langues, etc.) est agitée par le Pouvoir réel (la Police politique secrète) et ses valets et serviteurs, dans le but de ‘ diviser – séparer – isoler – discriminer – discréditer – élever les uns contre les autre ‘, installer en permanence la ‘ division totale ‘, ce qui conforte et renforce La Junte régnante….. C’est l’Etat de droit qui règle les questions des langues, des cultes, des cultures, etc. La Dictature joue le pourrissement, la discrimination, la provocation, etc.

    La population en général sait que tant que le pays est dirigé par ces Généraux criminels et mafieux, il ‘y aura ni libertés, ni droits, ni justice, ni équité, ni stabilité, ni paix, ni pluralisme, ni tamazight donc….. rien, oulech, niet !

    A bas le Régime militaro-mafieux !

    Vive le ‘ Mouvement protestataire populaire et pacifique ‘ ! Ce Mouvement qui va perdurer car il est ‘ crédible ‘ (et a gagné la sympathie de la population) en raison du fait qu’il attaque directement – frontalement – farouchement les Généraux, les décideurs réels, le Pouvoir dictatorial, qui est l’Origine du mal, le Mal originel…
    .

  5. Toutes ces pirouettes avaient le rôle de drainer la Kabylie dans le magma arabislamique. Or, la torche brule toujours en Kabylie, comme en 63, les contradictions arabislamiques finissent par se rejoindre dans la oumma et ses ennemis. Les oulémas en 63 avaient bien soutenu boumediene et sa horde dans le massacre de Kabyles. Pas un seul laïc arabe ne doute de la véracité du jugement unilatéral quant au pogrome en Kabylie en 2021.
    Morale, pour tuer son chien on lui invente la rage : le régime algérien croit suffoquer les raisons naturelles de la Kabylie on lui colle l’épithète d’assassin. C’est méconnaitre la profondeur de notre peuple.
    Cette barbarie, l’énième, enseigne une chose : à savoir que l’égoïsme des parties risque de faire perdre l’élan accumulé. Si bien que l’incapacité de donner une cohérence globale à la Kabylie en la dotant d’un parlement où tous convergeraient, a de fait amputé la visibilité, outre que la force de frappe politique, d’avoir une institution représentative qui pouvait faire balancer les forces sur le terrain. Chaque mouvement tentait de passer à l’histoire, plutôt que de faire les pas qui mèneraient vers l’historicité. La petitesse a encore vaincu. Ce n’est pas toujours la force de l’oppression qui prime, mais la faiblesse intrinsèque des occupés qui offrent la joue à battre.
    Les mouvements de Kabylie devraient tenir compte de leurs erreurs à l’égard des valeurs, qui sont là intériorisées en nous, comme correctif structurant de nos pensées. Notre unique ressource est cette dialectique entre individualité et éthique. Kant dira  » la loi morale en moi et le ciel étoilé au dessus de moi ».

  6. Le hirak, a la base a été lancé par le DRS la police politique du régime pour écarter Bouteflika et sa fratrie. Il a débordé sa mission car la population entière s’en est emparée. Lorsque cet instrument n’avait plus sa raison d’être, ailleurs en Algérie, on l’a autorisé à aller parasiter la véritable opposition en Kabylie, notamment le MAK et arabiser les revendications. Aujourd’hui la récréation est sifflée et tous les acteurs ont été payés et priés de rejoindre leurs trous.

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