Elections locales algériennes : Djamel Zenati se moque des arguments avancés par le FFS pour justifier sa participation au vote

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Djamel Zenati
Djamel Zenati

ALGERIE (TAMURT) – Dans une contribution publiée récemment sur sa page Facebook sous le titre « L’aventure électorale », Djamel Zenati, ex cadre au FFS, a sévèrement critiqué la démarche de la direction nationale de son ancien parti, qui a décidé de prendre part aux élections locales algériennes, prévues ce samedi 27 novembre. Usant d’une ironie assez mordante, le directeur de campagne de Hocine Ait Ahmed lors des élections présidentielles d’avril 1999, s’est moqué des arguments avancés par le FFS.

« On agite le sempiternel spectre de la menace sur la stabilité, l’intégrité et la souveraineté du pays et on invite citoyennes et citoyens à faire de ce rendez-vous un moment de communion nationale face à l’ennemi. Tout est dit, et clairement dit. Il n’y a donc pas d’élection au sens où on l’entend communément », a constaté d’emblée Djamel Zenati. Emanant du régime algérien, ce discours n’a rien d’étonnant. Mais, ce qui a le plus intrigué ce militant démocrate est l’adoption de cet argumentaire par la direction nationale du Front des Forces Socialistes. « Plus curieux, cet argument absurde et usé semble trouver écho au-delà de la sphère habituelle du régime », s’est-il étonné, avant d’enchainer : « ‘’La participation aux élections locales anticipées du 27 novembre prochain est un choix stratégique dicté par la responsabilité nationale du parti et son attachement à l’unité et à la souveraineté nationales’’. Non, ce propos n’est pas celui du secrétaire général du FLN ou du RND. C’est une déclaration du 1er secrétaire national du FFS », s’est-il moqué.

Dressant un tableau noir de la situation dans laquelle se trouve actuellement l’Algérie, marquée par « la violence faite à l’Histoire et à la Culture », « une justice aux ordres et une administration partiale », une «économie rentière et dépendante », une «école handicapée et handicapante », « la corruption, le brigandage à grande échelle et le bradage des richesses nationales », « l’injustice, l’inégalité, la paupérisation » et « la harga, phénomène qui symbolise à lui seul le naufrage du pays », Djamel Zenati, tout en affirmant que « l’inventaire (de ces maux) est long », reconnait que l’élection « ne changera rien à cette vérité implacable », car « le mal est profond». Dans ce sillage, il se souviendra que les élections précédentes, organisées durant les dernières 25 années, n’ont apporté aucun changement. « Dix-sept élections au suffrage direct depuis la reprise du processus électoral en 1995, sans compter les élections au suffrage indirect et les consultations référendaires. Un quart de siècle de pratique électorale sans le moindre changement. Les consultations se succèdent et les résultats se ressemblent. Un quart de siècle est une tranche de temps trop importante pour ne pas susciter des questionnements profonds sur la question. Ce n’est pas un accident. C’est un fait de structure, une permanence. Il doit être analysé comme tel », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, l’ex cadre du FFS a durement critiqué l’hypocrisie des candidats à ces élections, qui justifient leur participation par « le souci de préserver les espaces de liberté et de faire barrage à la prédation ». Il explique : « Tout le mandat durant, les élus ne cessent de se lamenter, de se plaindre des blocages, du manque de moyens, des intimidations et de bien d’autres faits. Puis la chikaya cesse le temps d’une campagne pour laisser place au monde fabuleux des promesses. Une fois l’obstacle de l’élection franchi, la chikaya reprend ses droits », a-t-il analysé. Dans un autre chapitre, Djamel Zenati a souligné dans sa contribution que cette élection intervient « dans un climat fait de désillusion et d’inquiétude » et après « un été meurtrier », tout en reconnaissant que « la Kabylie a particulièrement été affectée » et qu’elle « a payé un prix fort ».

Il rappellera à juste titre que « des dizaines de contaminés par le virus meurent asphyxiés par manque d’oxygène et des centaines de victimes calcinées dans les incendies faute de secours ». Ce n’est pas tout, car « la Kabylie sera pointée du doigt et accusée d’abriter un foyer de terrorisme », a déploré ce militant des droits de l’homme.

Arezki Massi

5 COMMENTAIRES

  1. « On agite le sempiternel spectre de la menace sur la stabilité, l’intégrité et la souveraineté du pays et on invite citoyennes et citoyens à faire de ce rendez-vous un moment de communion nationale face à l’ennemi. » Mais c’est le coup de Benbella de 1963 qu’on nous rejoue, cependant avec la complicité de ce parti croupion qu’est devenu le FFS. Mais messieurs les vendus, les renégats, la Kabylie n’a qu’un seul ennemi au monde, c’est le régime fasciste arabo-islamique algérien et nul autre. Entre Israël, le Maroc et le régime algérien fasciste, raciste anti kabyle primaire, le choix est vite fait ! Vive Israël !!!!

  2. Quand Zenati dit que les élections précédentes, organisées durant les dernières 25 années, n’ont apporté aucun changement, on s’attend à ce qu’il donne sa conclusion, on n’a rien…

    Il insiste en précisant qu’il y a eu dix-sept élections au suffrage direct depuis la reprise du processus électoral en 1995, sans compter les élections au suffrage indirect et les consultations référendaires. Un quart de siècle de pratique électorale sans le moindre changement. Les consultations se succèdent et les résultats se ressemblent. On voudrait lui entendre dire sa proposition…

    Il veut peut être, comme tous les autres, laisser les Kabyles trouver eux même la voie à suivre. Mais quand on est personnalité publique kabyle ou dirigeant politique, on est en droit de faire des propositions à son peuple. Sauf que la proposition à faire, il n’ y en pas trente six, tout le monde la connait, mais la classe politique kabyle n’en veut pas.

    Les constats sur la situation algérienne, sur les élections, sur la répression, sur l’absence de liberté, sur la Kabylie brimée, brisée, incendiée, emprisonnée et humiliée, ces constats on les voit fleurir à longueur de publications, mais on ne voit jamais de suite à donner.

    • Oui effectivement il fait le constat que tous les kabyles conscients font, non pas depuis 1995, mais depuis 1962. Mais bizarrement il reste sur le constat, car tout ce qu’il pourrait proposer,en dehors d’un fédéralisme très poussé avec constitution de nos propres services de sécurité ou de nitre indépendance, a été déjà promis avant sans jamais advenir.

  3. Voter, c’est donner de la ‘ crédibilité ‘ à ce Régime dictatorial militaro-mafieux qui n’a ni crédibilité, ni légitimité !!!
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    …. le ‘ minimum minimal ‘ que lui exigent ses ‘ adoubeurs et soutiens occidentaux, l’Empire mercenaire américain et son Allié britannique, ainsi que l’ex Puissance coloniale qui octroie ‘ la caution politique ‘ et détermine la position de l’Europe face à la Junte régnante d’Alger.

    La participation aux mascarades électorales ne fait que perpétuer la Dictature militaire et prolonger l’existence du Pouvoir des Généraux décideurs, ces prédateurs et assassins….
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    POUR UN BOYCOTT TOTAL, INTEGRAL, GENERAL ET GLOBAL !
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    Pour dégager le ‘ Régime dictatorial militaro-mafieux ‘, il faut rejeter totalement toutes ses manœuvres, ses manipulations, ses ruses, ses propagandes, son intox, ses faux-opposants = contre-opposants, sa ‘ contre-opposition ‘ soumise et instrumentalisée par le Pouvoir réel / la Police politique secrète ….
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    Il faut toujours rappeler que le ‘ devant de la scène ‘ est saturé et pollué par les faux et pseudos / les contre-opposants, ces ’ chargés de missions ‘ , ‘ chiens de garde ‘ et porte-flingues ‘ habilités pour ‘ guider – orienter – et – mener ‘ le.s ‘ Mouvement.s ‘ selon la feuille de route qui leur a été délivrée par les Maitres de la Gestapo locale, la sinistre SM-DRS….
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  4. Après tout cela a Da Zenati, vous proposez quoi ?

    Allez crevez l’abscès algérien et gerissons nous de cette tumeure akhrabo islamik !

    Vive la Kabylie LIBRE ET INDEPENDANTE !

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