24 heures après : Dourari démissionne de l’Académie amazighe

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Dourari
Dourari

ALGERIE (TAMURT) – C’est un scénario des plus inattendus qui vient de se produire au niveau de l’Académie algérienne de langue amazighe, fraichement installé et présidée par le professeur Mohamed Djellaoui. En effet, le numéro deux de cette institution rattachée à la présidence de la République vient de jeter l’éponge.

En effet, Abderrezak Dourari, désigné au sein de l’académie en question a démissionné officiellement de son poste à peine 24 heures après l’annonce de la liste officielle de ses quarante membres. Une démission qui surprend tous les observateurs car depuis plus d’une année, Abderrezak Dourari était habité par une véritable obsession de figurer sur la liste des membres de cette académie. Il avait pris son bâton de pèlerin et il n’a pas hésité à effectuer une grande campagne pour qu’il en soit membre voire président. Il se trouve qu’en toute vraisemblance, Dourari est finalement déçu par la tournure prise par cette institution.

Il est clair que la vraie raison de la colère l’ayant poussé carrément à rendre son tablier a trait au fait qu’il n’ait pas été désigné comme président de cette académie. Lui-même avoue que son départ prématuré est motivé par le fait que le président est désigné et non pas élu par ses pairs. Il est évident que Dourari n’allait pas pousser sa sincérité jusqu’à avouer qu’il s’agit de la vraie cause de cette prise de décision qui porte atteinte aussi bien à sa crédibilité qu’à celle de cette académie qui a tout l’air d’être un mort-né. Surtout quand Dourari lui-même avoue franchement que la majorité des membres de cette académie n’ont pas le profil requis et n’ont pas, dans leur grande majorité, le rang de professeur, exigé dans une institution aussi « prestigieuse ». Comme l’aurait exigé le statut d’une telle académie, a précisé Dourari, ses membres devaient être tous de rang universitaire professoral.

Or, c’est loin d’être le cas. Au lendemain de l’annonce de la création de l’Académie algérienne de langue Amazighe, « Tamurt.info » avait déploré cette réalité qui fait que cette institution ressemble à une montagne qui accouche d’une souris. Dourari, qui est un élément fidèle du pouvoir algérien, vient de le confirmer. Par les paroles et surtout par les actes.

Tarik Haddouche