29 nouvelles brigades d’unité spéciale de gendarmerie seront construites – L’Etat algérien décidé à quadriller la Kabylie

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Pour ainsi dire, ces 29 nouvelles brigades serviront pour les SS-I, section spéciale d’intervention. Selon le colonel Ayoub, responsable de communication, qui s’est rendu le week-end écoulé à Tizi-Ouzou avec lui une cohorte de journalistes désignés par leurs directeurs de publication pour y prendre part à la conférence, « ces élites ont été formées spécialement pour les missions difficiles », a-t-il souligné, il faut comprendre là, que la mission difficile n’est pas de réprimer les délinquants ou criminels, mais cette mission se résume à réprimer tout le peuple kabyle dans sa lancée pour son autonomie, cernée ainsi la Kabylie par ces forces militaires et policières pour déjouer toute velléité de contestation que l’on connaît au peuple kabyle.

Salim Benazouz, chef du groupement de gendarmerie de Tizi-Ouzou a longuement, affirment les présents à la conférence, loué la contribution de la population au retour de la sérénité. Ceci dit, le peuple kabyle serait l’instigateur du redéploiement de ses bourreaux. A comprendre aussi que l’annonce de ce retour sans que pour autant l’Etat algérien honore ses engagements à juger les criminels, serait une demande urgente du peuple kabyle.

Peut être que la situation s’est gravement dégradée en Kabylie depuis dix ans, mais il ne faut en aucun cas perdre de vue que le pouvoir criminel d’Alger a usé de tous les moyens de toutes sa force de nuisance pour créer ce climat. Le citoyen lambda de Kabylie sait que tous les criminels, voyous et autres fauteurs de troubles qui agissent en maître des lieux en Kabylie sont soutenus, alimentés et informés par les services. Comment peut-on expliquer ce redéploiement avec la situation qu’on dit dégradée lorsque l’on sait que les services de polices n’ont jamais quitté la Kabylie. Ces derniers se sont retrouvés à gérer les ronds-points et autres intersections lorsque des délinquants venus d’autres wilayas font la loi en Kabylie. Ils étaient tous réduits à choper des bribes d’informations sur les militants autonomistes pour alimenter les fichiers des renseignements généraux. Combien de fois la population a dénoncé le laxisme des services de polices lorsque des crimes crapuleux, des délinquants osent s’attaquer aux passants devant les commissariats de polices. Autant de questions qui méritent une réponses, si le but de ce retour médiatisé à grande échelle ne vise pas le coté politique de la chose. Ce retour n’est autre qu’une manière de quadriller la région. La leçon d’avant 2001 semble être rentenue en haut lieu et aucune erreur ne sera tolérée par le pouvoir central d’Alger.

On est en droit de réclamer que ce corps militaire soit sous la tutelle des élus, sinon, dans le cas contraire et avec l’arrière pensée de ses éléments, un autre massacre de nos enfants n’est pas à écarter.