3 écrivains kabyles seront honorés à Tizi Ouzou

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Lire/Écrire en kabyle
Lire/Écrire en kabyle

CULTURE (Tamurt) – La littérature d’expression kabyle a de beaux jours devant elle. Et comment pourrait-il en être autrement quand on voit le nombre de romans écrits en langue kabyle et qui paraissent régulièrement en Kabylie ? Il est évident que les choses vont encore aller en s’améliorant compte tenue du fait que la langue kabyle est de plus en plus enseignée dans les quatre coins de la Kabylie.

Elle l’est en dépit du fait que le pouvoir algérien maintient toujours cet enseignement au stade optionnel. Mais l’amour que vouent les kabyles pour leur langue, pour laquelle ils ont lutté pendant des décennies, a fait qu’en dépit du fait que l’enseignement du kabyle est facultatif, tous les élèves font le choix évident d’apprendre leur langue maternelle. Une langue dont leurs aînés ont été privés depuis l’indépendance par le régime despotique de Ben Bella et de tous les dirigeants qui ont suivi. L’espoir donc est permis. La langue kabyle va sans doute se développer. C’est dans cette optique qu’une grande cérémonie d’hommage est programmée demain jeudi 1 er mars à partir de 14 heures au niveau de la bibliothèque principale de lecture publique de la ville de Tizi-Ouzou.

Au cours de cette rencontre, seront honorés les trois écrivains kabyles, lauréats du Prix « Assia Djebbar » du meilleur roman en langue kabyle.  Il s’agit de Rachid Boukherroub auteur du roman « Tisli u ghanim », Lynda Koudache, auteur du roman « Tamcahuts tanegarut » ainsi que de Mustapha Zaarouri, auteur du roman « Dwagi i d asirem iw ». Il est prévu que cette cérémonie grandiose ait lieu en présence d’un grand nombre d’écrivains kabyles de Bougie, Tizi-Ouzou et Tuβirets ainsi que des directeurs des maisons d’éditions ayant eu déjà à publier de nombreux livres en langue amazighe plus par conviction et esprit militant que dans un but lucratif.

Tahar Khellaf