30 000 agents communaux se retrouvent sans emploi : Dissolution du corps de la garde communale

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ALGÉRIE (Tamurt) – Le rôle joué par les gardes communaux dans la lutte contre le terrorisme n’est pas des moindres. D’ailleurs, le tribu payé par ce corps de sécurité depuis sa création à ce jour est très lourd. En plus d’être une cible privilégiée des groupes terroristes, les gardes communaux manquaient de formation et d’équipements militaires nécessaires pour faire face aux assauts des terorristes. Bien souvent, ils n’étaient armés que de rouilleux fusils semi-automatiques .

Du fait que le corps de la garde communale était soumis à celui de la police, de la gendarmerie et de l’armée, ils se retrouvaient souvent aux premières lignes du combat anti-terroriste. il arrivait qu’un simple gendarme dirige tout un groupe de gardes communaux. Au niveau des barrages, c’était toujours eux qu’on plaçait aux postes à risque.
Toutefois, il est à signaler que la rémunération d’un agent de la garde communale est nettement inférieure à celle d’un gendarme ou d’un élément de la Brigade Mobile de la Police Judiciaire (BMPJ).

Bien que la dissolution de la garde communale soit décidée, le sort de ces agents reste entier. Qu’adviendra-t-il de ce corps qui compte pas moins de 30 000 agents ? Comment vont-ils subvenir à leurs besoins maintenant qu’ils n’ont plus de travail ?

Il était question de les intégrer, du moins les jeunes, dans les autres corps de sécurité. Certains gardes communaux ont effectivement rejoint les rangs de la police nationale. Cependant, la gendarmerie nationale, corps de sécurité d’élite, refuse de les accepter à cause de leur manque de formation.

Ne pouvant intégrer un autre corps de sécurité, les gardes communaux ont eu la promesse de la part de Ahmed Ouyahia, premier ministre du gouvernement algérien, de créer un « Fonds pour le financement du redéploiement des agents de la Garde communale » afin  » de préserver la dignité et les intérêts des personnes concernées », aurait-il écrit dans une note.

Rappelons que ce même ministre s’est engagé en 2005 à mettre en œuvre la plateforme de El Kseur. Et le 16 mai 2010, il a ordonné, ou du moins a laissé faire, la répression sauvage d’une marche des parents des victimes du printemps noir. Ces derniers ne demandaient que la satisfaction d’un point énoncé dans ladite plateforme, à savoir l’indemnisation des victimes.

La question des 30 000 gardes communaux reste plus que jamais entièremment posée.

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