36ème vendredi : la rue a encore « tremblé » à Bgayet et Tizi Ouzou

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Le Hirak de Kabylie
Le Hirak de Kabylie

KABYLIE (TAMURT) – C’est une déferlante humaine des plus impressionnantes qui est descendue dans les rues des villes de Bgayet et Tizi Ouzou mais aussi à Bouira, Alger et un peu partout, hier vendredi. La démobilisation tant espérée par le pouvoir à la veille de la tenue de la présidentielle du 12 décembre 2019 n’est pas au rendez-vous.

Bien au contraire, et plus particulièrement dans les rues des grandes villes de Kabylie, le nombre de manifestantes et de manifestants a augmenté en ce vendredi, le 36ème depuis me début de cette « révolte » populaire que certains observateurs avisés imputent à un clan du pouvoir voulant en découdre avec le clan de Bouteflika mais aussi avec ses résidus qui semblent avoir encore la peau dure. La ville de Bgayet a été, hier, le théâtre d’une grandiose manifestation ayant vu une véritable marée humaine déferler sur les différentes rues principales de la capitale de la Soummam.

Cette fois-ci, les manifestants ont retourné leur gâchette sur l’actuel chef de l’état par intérim (illégitime depuis le 4 juillet dernier). Abdelkader Bensalah a été en effet pris à parti par les milliers de marcheurs qui ont notamment dénoncé ses récentes déclarations lors de sa rencontre avec le président russe Vladimir Poutine. Les manifestants de Bgayet ont rappelé à ce dernier son illégitimité mais aussi son statut très peu enviable de symbole de l’ancien régime tant décrié d’Abdelaziz Bouteflika et de son frère Said. Même topo lors de la marche qui a eu lieu dans la ville de Tizi Ouzou où les milliers de marcheurs s’en sont pris également à Abdelkader Bensalah, oublié pendant plusieurs semaines par les manifestants mais qui revient au-devant de la scène guère de fort belle manière.

La même question se pose désormais : comment dans un tel contexte pourrait-il y avoir une élection présidentielle ? Surtout quand on sait qu’il est fort probable qu’une grève générale de tous les secteurs d’activité de trois journées soit décrétée à partir de mardi prochain. On annonce une marche grandiose à Alger pour le 1er novembre qui représente l’anniversaire du déclenchement de la guerre de l’indépendance de l’Algérie en 1954. Une marche avec l’objectif d’atteindre pas moins d’un million de manifestants.

Ce sont là des indices qui ne rendent guère la tenue de la présidentielles du 12 décembre 2019 une chose relevant du domaine du possible. Pourtant, du côté des médias algériens, publics et privés, on continue à consacrer la part du lion du menu factuel à cette même présidentielle drôle et insolite !

Tarik Haddouche

10 COMMENTAIRES

  1. Nuance! Marcher derrière le mot d’ordre qui limite la crise au personnel politique est une aberration. Croire en une deuxième république arabe d’Algérie, alors que l’ on nie son préalable, l’ identité, qui a été réduit à accessoire fonctionnel au fait accompli du coup d’État de 62 .
    C’ est surfer sur les vrais clivages pour juste éviter cette phase de rétrécissement institutionnel ( changement des feuilles mortes plutôt que nourriture des racines) de la voie tracée par les agents du Caire. C’ est mentir à soi même.

  2. Tous ceux qui ont travaillé de prés ou de loin avec ce pouvoir depuis 65 à nos jours,sont tous illégitimes pour ne pas dire coupables. Ils doivent partir tous sans distinction ethnies. Toutefois quel qu’en soit le futur de l’Algérie arabo muz, seule l’indépendance de la Kabylie mettrait à l’abri notre culture,notre langue,notre pays kabyle dans sa globalité./

  3. BINGO! Benflous se présente aux « ÉLECTIONS divines! La vieille technique à gagné, est contre ouest, l’ arabisme se consolide. La caste aussi.

  4. Le quatrième candidat à l’élection présidentielle est lui aussi un ancien ministre de Bouteflika. La même bande d’incompétents arabo-islamistes, voleurs et corrompus, qui s’obstinent à vouloir s’imposer coût que coût, afin de pérenniser le dessein macabre d’arabisation à marche forcée des kabyles. Les dés sont pipés, le jeu est truqué, c’est un poker menteur joué par des voleurs et des corrompus, qui n’ont fait depuis 1962 que détourner la mane pétrolière et gazière à des fins d’enrichissement personnel. La preuve, comment alors expliquer que l’Algérie accuse un retard de développement aussi considérable par rapport à ses voisins géographiques Tunisie et Maroc, qui n’ont pourtant pas la chance d’avoir un sous-sol aussi riche en ressources naturelles. Quelle honte.

  5. Le marocain Bensalah, Berzidan arabo-islamique de l’Algerie Amazigh. Quelle farce! A din ukavac,
    place au 1 er Nov, le jour ou ces vaillants Kabyles commencerent une guerre dont les resultats ont amenes ces fachos marocains au pouvoir. Poutine a raison de ricaner quand il a vu bensalah parlait en Egyptian arabe….
    Ma parole ont vit dans un monde utopien.

  6. Qui cache derriére le choix de venderedi comme jour de manif? ´alors que le debut de ce mouvement a été le 16.02.2019 á Bougie et le jour c´est le semedi, donc le timing de ce mouvement déja manipulé et les gens en kabylie continuent de croire au faux!

  7. Messakine marche ou pas le hirak c à Alger vous c juste accessoire. De toute façon c fini le vote c 12 déc. Donc fatigué pas

  8. Azul . Bonjour . C’est un ramassis de harkis et de khoubatha , alors ce sont des personnes qui n’ont aucune notion de l’ Honneur et de la dignité de soi . voila . il faut maintenir la pression jusqu’ à ce qu’ ils dégagent tous et que le pouvoir revienne aux Civils .

  9. Ils ont l’habitude du pouvoir, ils essuient les crachats et continuent leur chemin. Il faut se procurer l’image de Poutine qui souriait pendant que le Berzidan algérien parlait en arabe du moyen orient. Une scène digne d’un film comic

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