5ème édition du festival national du théâtre amateur à Amizour – La troupe INEZNAZEN de Tizi-Ouzou reprend une pièce de Mohia sur la langue kabyle

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Toutes ces pièces participent au concours, mais l’une parmi les quatre troupes qui devaient passer sur l’esplanade de la salle de spectacle de la maison de jeunes ne s’est pas déplacée à Amizour, et ce pour la simple raison que l’un de ses membres a perdu un membre de la famille.

La première troupe à avoir passé sur l’esplanade de la maison de jeunes est celle prénommée INEZNAZEN de Tizi-Ouzou, qui a repris une pièce théâtrale intitulée « Muḥend Ucaɛban » du grand Mohia. Muḥend Ucaɛban est un homme, qui à chaque fois qu’il essaye de faire quelque-chose, se trouve gêné par quelqu’un qui viendra pour le déranger, tantôt ce sont des fantômes qui sortent de leur tombes, tantôt un militaire.

Le début de la pièce a vu l’acteur principal divaguer entre le désir de faire renaître une tête d’un cadavre, mais se trouve interrompu par des fantômes qui sortent de leur tombeau, pour déranger Muḥand Ucaɛban, qui lève ses mains au ciel pour demander « A sidi Ɛebd Lqader Ǧilali, ḥyu‑d tarwiḥt‑agi », allusion faite à la langue kabyle. Et tantôt des fantômes, tantôt un militaire viennent pour l’empêcher d’y arriver, jusqu’à ce qu’une force divine vient vers lui, prendre la tête squelettique et aller dans un coin pour le ressusciter. C’est fait et le cadravre devient un homme qui, une fois en vie, demande et cherche ses vêtements et son parapluie, qu’il avait laissé avant de quitter le bas monde, mais Muḥend Ucaɛban ne trouva rien à lui dire, et l’intervention d’un militaire n’a pu sauver ce dernier du désespoir de l’homme ressuscité qui n’a pas hésité un certain moment à tuer l’homme à la casquette.

En un mot, cette pièce montre que quel que soient les entraves qui ont été mises par le passé à la langue kabyle, cette dernière s’en est sortie et s’en sortira.