5ème mandat : qui agit au nom de Abdelaziz Bouteflika ?

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Bouteflika chef de l'armée algerienne
Bouteflika chef de l'armée algerienne?

ALGERIE (TAMURT) – Suite à l’annonce de la candidature, pour un cinquième mandat, de Abdelaziz Bouteflika, la question qui revient systématiquement au devant de la scène est celle-ci : qui dirige l’Algérie en réalité en se cachant derrière la personne du président-candidat ? Il est évident que compte tenu de son âge mais surtout de son état de santé, Abdelaziz Bouteflika est loin d’être le maitre des lieux. Mais, « on » continue à parler en son nom et surtout à agir à sa place.

Plus encore (ou pire encore), « on » annonce la candidature de Bouteflika pour un cinquième mandata alors que son incapacité physique et mentale sont presque totale. Tout le monde sait qu’il ne s’agit point de Bouteflika mais de personnes qui agissent en son nom et gèrent l’Algérie en utilisant son image et son nom. On parle d’un « cabinet noir » sans qu’on ne sache avec exactitude de qui il est constitué. Parfois, on met en avant Said Bouteflika, le frère du président (et également son conseiller) auquel on attribue tous les pouvoirs et l’ensemble des décisions importantes qui sont prises au sommet de l’Etat. Mais cette thèse est voilée régulièrement par une autre : celle qui laisse croire qu’il s’agit d’un groupe d’officiers de l’Armée Nationale Populaire (ANP), hauts gradés, qui se seraient substitués et pris la place de l’ancienne équipe qui dirigeait le pays (avec les Tewfik, Nezzar, Belkheir, Lamari, etc.).

Une troisième hypothèse laisse penser que ceux qui sont derrière Abdelaziz Bouteflika parlent et agissent en son nom, est un groupe d’hommes d’affaires « très puissant » qui réussit à rester maitre à bord en injectant des sommes d’argent astronomiques, notamment pour acheter le silence et la complicité de toutes les parties concernées. Mais la question qui demeurera posée jusqu’à l’ultime seconde de la vie de Abdelaziz Bouteflika est celle-ci : les décideurs de l’ombre ou ce fameux cabinet noir ont-ils pensé à l’après Bouteflika ?

Tarik Haddouche