Pas de film kabyle au 1er Festival d’Annaba du Film Méditerranéen (FAFM)

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Pas de film kabyle au 1er Festival d’Annaba du Film Méditerranéen (FAFM)
Pas de film kabyle au 1er Festival d’Annaba du Film Méditerranéen (FAFM)

ANNABA (Tamurt) – La première édition du festival de la ville d’Annaba du film méditerranéen (FAFM), du 3 au  29 décembre au Théâtre régional Azzedine-Medjoubi, a invité des réalisateurs de filmes de 12 pays méditerranéens et d’autres pays lointains. La Tunisie, le Maroc, l’Egypte, la Syrie, le Liban, la Turquie, Chypre, l’Italie, l’Espagne, la France, la Croatie et la Palestine y participent, mais aucun film d’expression kabyle ni en tamazight ne figure sur la liste des films à projeter.

Encore une fois, les Kabyles ne sont pas les biens venus en Algérie. Les organisateurs de ce festival à Annaba ne veulent pas de Kabyles et préfèrent inviter leurs « frères » palestiniens. C’est comme si la culture kabyle n’existait pas. Le racisme des Algériens envers les Kabyles n’a pas de limites. Pour les Algériens, c’est la culture Arabe qui prime. Tamazight est toujours rejetée et considérée comme une culture à abattre. Cette politique ségrégation avait été initiée, pour rappel, par les autorités coloniales françaises.

Les « fils de la France », qui ont pris le pouvoir en Algérie sont restés toujours fidèle à la politique de leur patrie : la France. Les réalisateurs du film kabyle sont plus respectés et honorés au Maroc qu’en Algérie. L’accueil réservé aux comédiens et réalisateurs kabyles au Maroc lors du dernier festival du film amazighe à la ville d’Agadir était des plus chaleureux. L’évènement s’est déroulé dans une ambiance de fraternité. C’est le seul évènement d’ailleurs ou les cinéastes kabyles sont invités en dehors de la Kabylie.

Lounès B