Communiqué du MAM : Nous sommes un peuple Amazigh qui n’abdiquera jamais

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Communiqué du MAM Nous sommes un peuple Amazigh qui n'abdiquera jamais
Communiqué du MAM Nous sommes un peuple Amazigh qui n'abdiquera jamais

MZAB (Tamurt) – Le régime algérien est bien décidé à arrêter  tous les cadres du Mouvement pour l’Autonomie du Mzab,  qui  dénoncent et dévoilent  les crimes qu’il a perpétrés contre le peuple mozabite au cours des dernières années, et surtout après que le mouvement  a commencer à se structurer à  l’étranger.

Le pouvoir algérien à travers ses pratiques infâmes et arbitraires tente à chaque fois de briser l’élan du mouvement en utilisant  les deux appareils sécuritaire et judiciaire afin de fabriquer de graves et fausses accusations pour accabler les militants et les sympathisants. Cette fois-ci,  les autorités algériennes ont essayé de façon honteuse à faire pression  sur  le militant des droits de l’homme, Salah Abbouna, pour le contraindre à se rendre. Pire encore, elles  ont  procédé à l’arrestation de son jeune frère de 19 ans accusé des faits gravissimes  suivants :

  1. délit d’injure contre une institution de l’Etat.
  2. délit d’insulte contre  le Président de la République avec des termes comportant l’injure, la diffamation et la calomnie.
  3. délit de publication d’affiches et de tracts portant atteinte à l’intérêt national.
  4. délit d’organisation de  rassemblements populaires incitant à prendre les armes.
  5. délit d’incitation à des rassemblements incitant à l’usage des armes.
  6. délit de formation  d’association de malfaiteurs en vue de perpétrer des crimes contre des personnes et des biens.
  7. délit d’incitation des citoyens et des habitants  à prendre les armes, les utiliser  les uns contre les autres et porter atteinte  à l’intégrité du territoire national et l’incitation publique à la haine.
  8. délit  de commettre des actes terroristes et de sabotage visant la sécurité de l’Etat, l’unité nationale et l’intégrité territoriale,  de répandre la terreur parmi la population et de créer un climat d’insécurité   à travers des agressions physiques ou morales  sur les personnes ou de mettre en danger leur vie,  leur liberté  ou leur sécurité  ou atteinte à leurs biens.
  9. crime d’incitation à  incendier volontairement des  biens publics et privés.

Porter  d’aussi lourdes accusations contre  un jeune homme de 19 ans relève de la schizophrénie politique qui ne peut exister qu’en Algérie.

Après sa comparution devant le juge d’instruction, la victime, Smail Abbouna, a découvert que toutes ces accusation étaient déjà enregistrées  sans qu’on prenne en considération ses déclarations qui nie tout en bloc.  Cela  dénote que le dossier était déjà ficelé pour incriminer un jeune innocent coupable d’être le frère d’un activiste des droits de l’homme.

Le jeune homme  a été victime de chantage de la part des services de sécurité algériens et le juge d’instruction qui ont coordonné leur ruse diabolique en déclarant à Smail Abbouna : Si tu veux sortir de prison, Salah doit se rendre ».

Ce message est  adressé  aux autorités, au régime algérien et ses serviteurs, à tous les amazighs qui  ont trahi leur peuple  pour des strapontins ou d’autres privilèges : Nous sommes des Amazighs libres que personne ne peut soumettre. Où que nous soyons, au Mzab ou en Kabylie, vous ne faites que renforcer notre détermination avec vos  politiques racistes, injustes et infâmes. Rien ne nous arrêtera dans notre combat pacifique  pour éradiquer  ces pratiques coloniales d’un régime dénué de toute légitimité.

Nous  lançons notre  appel aux organisations des droits humains et  aux instances des Nations unies pour prendre les mesures nécessaires afin de mettre un terme au racisme et aux violations  pratiqués par l’Algérie contre un peuple isolé et pacifiste, et aussi faire pression sur les autorités algériennes afin de libérer immédiatement et sans condition les détenus amazighs , arrêtés de façon injuste et arbitraire,  victimes d’une décision politique irresponsable  qui leur ont fait porter des accusations sans fondements et sans preuves.

Khodir Sekkouti,

Porte parole du MAM