Constantine « capitale de la culture arabe » Akli Yahiatène participe encore

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Constantine « capitale de la culture arabe » Akli Yahiatène participe encore
Constantine « capitale de la culture arabe » Akli Yahiatène participe encore

CONSTANTINE (Tamurt) – Akli Yahiatene reste malheureusement fidèle à la ligne de conduite ayant régi sa carrière durant toute sa vie, à savoir : celle consistant à servir le système politique arabo-baathiste d’Alger. Compte tenu de son âge avancé, il aurait pourtant pu se repentir ou du moins se retirer carrément de la scène pour garder une bonne image auprès du peuple kabyle où il compte pourtant des milliers de fans.

Mais, il vient de signer encore une nouvelle compromission avec le pouvoir en acceptant de se produire dans le cadre de la manifestation budgétivore « Constantine capitale de la culture arabe ». Il a été en effet annoncé en grande pompe pour animer un concert dans le cadre de cette manifestation du reniement culturel des Kabyles et d’Imazighens en général. Akli Yahiatène a chanté jeudi dernier dans le cadre du gala d’ouverture de la semaine culturelle de la wilaya de Tizi-Ouzou dans le cadre de la manifestation en question.

Fort heureusement, Akli Yahiatene est le seul chanteur kabyle connu à figurer sur la liste des artistes qui participent à cette semaine de la honte visant à transmettre un faux message de fraternité. Les autres chanteurs figurant sur la liste en question sont tous des inconnus. Sans doute, les responsables de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou ont profité de leur détresse matérielle en ces temps de disette en Algérie, pour leur proposer de petits cachets en contre partie de leur participation. L’indigence du programme avec lequel participe Tizi-Ouzou à « Constantine capitale de la culture arabe » montre à quel point les organisateurs ont du mal à convaincre les vrais hommes de culture, écrivains et artistes kabyles à se renier en cautionnant  ce genre de pratique alors que, si un jour Constantine devait être la capitale d’un territoire, ce dernier ne saurait être que Tamazgha.

Et l’histoire retiendra inéluctablement les noms de tous les chanteurs et hommes de culture ayant participé aussi bien à « Constantine capitale de la culture arabe », qu’à « Alger capitale de la même culture » mais aussi et surtout à l’année de l’Algérie en France, quand les kabyles tombaient sous les balles des gendarmes en 2001.

Lyès Medrati