7eme édition du salon du livre et du multimédia amazigh a Tuβiret (Bouira)

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Le Salon a ouvert ses portes au grand public, dimanche dernier, juste après l’ouverture officielle qui a eu lieu à l’esplanade de la maison de la culture « Ali Zâamoum », à 11h, en la présence des représentants de la wilaya.

Environ vingt maisons d’Edition de différentes wilayas étaient présentes sous les chapiteaux, avec les nouveaux ouvrages qu’elles nous proposent pour promouvoir la culture amazighe. Nous pouvons en citer ; Tamedyazt n Lejdud (El-Amel Edition), Amdakkel (Tira Edition) et Isefra n Zik chez Zyriab.

Un programme très riche a été proposé aux amoureux du livre : des cafés littéraires, des ventes dédicaces ainsi que des ateliers de lecture. Nous avons retrouvé dans la première journée l’auteur de « Slimane Azem, un poète Kabyle », M. Youcef NACIB qui a évoqué Dda Slimane et, en soirée, nous avons assisté à un récital de poésie juste avant d’accueillir le chanteur Kabyle Djamel Kaloune, qui a créé une bonne ambiance autour des siens. Quant à la journée du lundi, nous avons retrouvé M. Ghobrini, qui est Journaliste/auteur pour une conférence sur la poésie religieuse de Si Mohand Ou Mhand, puis assisté à une table ronde avec Brahim Tazaghart (Editions Tira) sur l’expérience des jeunes éditeurs, ensuite à un café littéraire sous le thème « Tamazight Unicode » et pour la soirée à un spectacle théâtral « Akken i Lebhar » , sorte de comédie musicale qui retrace le vécu des émigrés algériens avant et après l’indépendance, magistralement interprétée par le TRB (Théâtre Régional de Bejaia Malek Bouguermouh).

La journée du mardi a été consacrée aux petits. Le salon a en effet accueilli les meilleurs élèves de Tamazight du CEM Abdich Boussaâd de Labâa Nath Irathen (Wilaya de Tizi-ouzou) et ceux des différentes communes de la wilaya de Bouira, pour le concours de la dictée en tamazight en caractères latins et de la bande dessinée, qui avait commencé à 14h. Juste après, un café littéraire sur le conte, animé par l’écrivain Kadour MHAMSADJI.

En soirée, le public a été égayé par la diva kabyle « Sihem Stiti ». Et c’est sur le thème du premier lexique moderne amazigh en Algérie ; l’AMAWAL, que s’achevèrent les débats de cette édition, et ce juste avant la cérémonie de clôture, consacrée aux remises de prix pour les collégiens qui ont réussi leur concours de dictée et de BD et des attestations pour les participants.

C’est ainsi que s’est terminé ce salon, qui certes, n’a pas suscité un engouement du public, comme l’a constaté M. Âassad, commissaire du salon, qui s’engage à remédier à ce problème pour les salons à venir.
Néanmoins, vu l’enthousiasme du dernier jour qui a coïncidé avec le 31éme anniversaire du printemps berbère, gageons que l’avenir de Tamazight ne peut être que radieux !