9 cadres, dont Bettache, quittent le MPA : Le parti d’Amara Benyounes en crise

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Bettache du MPA

ALGÉRIE (Tamurt) – Après le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), dont le destin semble s’assombrir de plus en plus, c’est le Mouvement populaire algérien (MPA), dont le patron n’est autre qu’Amara Benyounes, ancien lieutenant de Saïd Sadi, qui vient de subir un séisme à Alger.

En effet, pas moins de neuf cadres du MPA, dont des membres du Conseil national et des coordinateurs communaux, annoncent leur démission en ce lundi 17 juillet. Parmi ceux qui viennent de quitter le bateau de Amara Benyounes, il y a le maire d’Alger centre, Abdelhakim Bettache, et non moins N°1 du MPA dans la wilaya d’Alger. D’autres cadres de la même formation politique de Benyounes ont aussi décidé de divorcer avec le même parti à l’instar de Amine Zemmam, Hakim Krim, Fateh Bensmail, Farid Aghiles, Amokrane Oumhamed, Salma Hamadou, Latefa Bouabdelli et Naima Batel. Il est clair que cette démission n’a rien à voir avec les principes ni avec une quelconque prise de position politique courageuse. Tout se joue sur l’enjeu électoral que représenteront les élections municipales prévues avant la fin de l’année en cours. La préparation des listes des candidats battant leur plein, il est évident, que dès qu’un militant ou cadre, se voit mal classé ou carrément exclu de ces listes, il sort la carte de la rébellion pour tenter de faire pression.

D’ailleurs, le maire d’Alger Abdelhakim Bettache avait démissionné déjà du MPA à la veille des élections législatives du 4 mai passé parce qu’Amara Benyounes avait préféré placer son frère, le journaliste Idir Benyounes comme tête de liste à Alger. Mais Bettache, ayant sans doute reçu des promesses de la part de son patron politique, s’est vite rétracté pour annoncer qu’il reste dans le parti. Mais cette fois-ci sa décision semble irréversible puisqu’il n’y a aura plus d’élections ni locales ni législatives avant cinq ans. Il est évident que quand on active dans un parti dont le seul projet politique consiste à soutenir contre vent et marée le Président Bouteflika, opportunisme devient une seconde nature. Surtout quand son chef excelle en la matière.

Tahar Khellaf

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