Il a animé un spectacle à Tizi Ouzou : Farid Ferragui rend hommage aux berbéristes assassinés par le FLN

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TIZI OUZOU (Tamurt) – Ils étaient plus d’un millier de fans inconditionnels du grand chanteur kabyle, Farid Ferragui, à s’être retrouvés, vendredi 10 mars, dans la grande salle de spectacles de la maison de la culture « Mouloud Mammeri » de Tizi-Ouzou. A 14 heures, soit une demi-heure avant le coup d’envoi du spectacle, la salle était déjà pleine comme un œuf. Même les allées et les escaliers étaient occupés par des hommes et des femmes qui ont eu le réflexe de venir à l’avance. Ceux qui sont arrivés un peu en retard étaient contraints d’assister au spectacle debout et dans des postures peu confortables.

Avec une ponctualité exceptionnelle, Farid Ferragui monte sur scène à l’heure convenue, sous un tonnerre d’applaudissements. Le millier de personnes s’est alors laissé emporter dans l’univers poétique et plein d’émotion de la voix mélancolique de Farid Ferragui. L’artiste kabyle a commencé son récital par l’une de ses chansons où il dénonce les assassinats politiques commis en Algérie depuis bien avant l’indépendance, avec notamment l’assassinat d’Abane Ramdane par les trois B. (Bentobal, Belkacem et Boussouf). D’autres personnalités,  assassinées aussi par le régime algérien, sont citées dans cette chanson comme Mohamed Boudiaf, Krim Belkacem et Matoub Lounes. De temps à autre, Farid Ferragui interrompt son spectacle pour transmettre plusieurs messages à ses fans.  Comme celui où il a affirmé que c’est un devoir de ne pas oublier tous les hommes tombés sous les balles assassines du régime algérien.

Farid Ferragui a souligné qu’il y a certaines personnalités qui ont consenti des sacrifices dont le sacrifice suprême mais dont on évoque rarement la mémoire. C’est le cas de Benai Ouali, Mbarek Ait Menguellet et Amar Ould Hamouda. Farid Ferragui a également interprété les meilleures chansons de sa carrière. Il a réussi, en l’espace de deux heures et demie, à agencer des chansons de plusieurs époques de sa carrière. Il est aussi parvenu, comme d’habitude, à offrir une palette de plusieurs thématiques, allant de la politique au social en passant par l’amour bien sûr que Farid Ferragui affectionne toujours.

Tahar Khellaf