A cause de la crise financière, les médicaments ne sont plus pris en charge à l’Hôpital de Tizi-Ouzou

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CHU Tizi Ouzou
CHU Tizi Ouzou

TIZI OUZOU (Tamurt) – La crise financière ne cesse de s’aggraver en Algérie. Des mesures d’austérité touchant des secteurs, classés intouchables et névralgiques il n’y a pas très longtemps, sont en train d’être prises dans la discrétion totale. En effet, de nombreux changements ont eu lieu en Algérie au début de l’année en cours mais sans aucune médiatisation. Une sorte de descente aux enfers en douce et sans bruit ni trompette, dirait-on.

En effet, des malades et accompagnateurs de patients hospitalisé durant le mois de janvier dernier et le début du mois de février en cours, au CHU Nedir-Mohamed de Tizi-Ouzou ont été désappointés de découvrir que les médicaments des patients ne sont plus pris en charge comme cela se faisait dans un passé très récent. Le malade hospitalisé doit désormais charger ses proches de lui acheter ses médicaments à l’extérieur de l’hôpital et les acheminer à l’intérieur de ce dernier pour assurer les soins nécessaires au malade. Ceci sans compter que l’hospitalisation est devenue payante dans les hôpitaux étatiques au moment où les gouvernants ne cessent de marteler et de clamer que les secteurs de la santé et d’autres secteurs sensibles ne seront jamais touchés par les mesures d’austérité.

Un discours creux et mensonger que la réalité du terrain ne cesse d’infirmer. Le hic dans le cas des médicaments achetés pour les malades hospitalisés, c’est ce que ces derniers ne sont pas remboursés par la sécurité sociale. « Je me suis rendu à la Cnas (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) pour me faire rembourser les médicaments consommés lors de mon hospitalisation, on m’a répondu que les malades hospitalisés ne bénéficient pas de la sécurité sociale et les médicaments consommés durant la période de séjour à l’hôpital ne sont pas remboursé », nous confie, déçu et surpris, un sexagénaire qui a dû avoir recours à des membres de sa famille qui lui ont prêté de l’argent pour se soigner dans un pays où la misère a « de beaux jours » devant elle.

Tarik Haddouche