A cause de la terreur pendant le ramadan en Algérie : Des femmes enceintes obligées de manger dans les toilettes publiques

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LE RAMADAN

ALGERIE (Tamurt) – Les non-jeûneurs vivent un véritable supplice pendant le mois de ramadan en Algérie, même quand il s’agit des femmes enceintes et des malades chroniques. Ce constat est valable partout en Algérie et même en Kabylie.

Des femmes enceintes auxquelles les gynécologues ont déconseillé vivement et fermement de faire carême à cause des dangers avérés que cela comporterait aussi bien pour elles que pour le fœtus, vivent un vrai enfer. Quand elles sont en déplacement, en dehors de chez elles, elles n’ont aucun endroit sûr où pouvoir manger, boire ou encore prendre leur médicament car manger en plein public pendant le ramadan « est un manque de respect », selon une bonne parties des citoyens fanatiques. Un manque de respect dont le prix à payer est rien moins qu’une agression physique digne du moyen âge quand ce n’est pas une interpellation par la police ou la gendarmerie.

Du premier au dernier jour du mois de la « Rahma », le climat de terreur et l’ombre de la peur planent tout le temps. De ce fait, des femmes enceintes nous ont confié qu’elles sont obligées de manger à l’intérieur des toilettes publiques. Des personnes diabétiques interrogées ces jours-ci nous ont donné la même information. C’est à dire qu’elles prennent leurs médicaments dans les toilettes publiques, notamment celles situées dans les gares routières ou dans les centres des grandes villes. D’aucuns s’interrogent : puisqu’il s’agit du mois de la rahma, pourquoi alors n’ouvre-on pas des restaurants gratuits pendant la journée spécialement pour les personnes vulnérables ? Ou bien, ceci aussi constituerait-il un manque de respect pour les jeûneurs ?

Il faut toutefois reconnaître aux musulmans fanatiques l’art de l’innovation en la matière en inventant le concept de « respect », mis en avant quand quelqu’un veut simplement manger car ne croyant pas aux mêmes idées. Une notion de respect qui cache à peine un manque de conviction flagrant car, lorsqu’on est convaincu de quelque chose, rien, absolument rien ne peut nous déranger, surtout quand il s’agit de voir quelqu’un manger. Quoi de plus banal si le système algérien, notamment l’école fondamentale, n’avait pas fabriqué, ce genre de mentalité surannée, qui ne ferait même pas l’objet d’un film de fiction américain tellement elle dégouline d’idiotie.

Tahar Khellaf

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