A la veille de la saison des grandes chaleurs, des intégristes mènent campagne contre la saison estivale à Tizi-Ouzou

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SOCIÉTÉ (Tamurt) – Décidément les islamistes, en manque d’arguments fiables pour justifier leurs positions, ne reculent devant rien pour réduire à néant l’économie de la Kabylie.

Depuis quelques jours, et selon quelques fidèles sincères qui fréquentent les mosquées de la capitale du Djurdjura,ils mènent une campagne des plus étranges. Cette fois ce ne sont pas les bars ou les débits de boisson clandestins qui sont visés par ces illuminés qui se prennent pour des messagers de Dieu, mais ce sont les plages. Ces barbus qui prêchent des idées moyenâgeuses estiment que le fait de se rendre à la plage est un péché.

Pour étayer leurs dires, ils récitent un verset coranique. Les barbus animent ce qu’ils appellent des halaqates autours des mosquées pour inciter les fidèles à ne pas se rendre sur les plages l’été prochain. «Se baigner, pour les deux sexes précisent-ils, signifie se déshabiller et c’est un péché capital dans la religion». Les islamistes argumentent leur positions par le fait que d’enlever ses vêtements à l’extérieur et devant les regards des autres provoque des fantasmes sexuels.

Un argument qui ne tient pas la route et qui ne peut même pas convaincre les plus naïfs. C’est bien la première fois que ce genre de discours est développé à Tizi-Ouzou. Ils disent qu’ils détiennent, tenez-vous bien, «des preuves scientifiques» ! Rien que ça ! Reste à savoir quelle université a mené ce genre de recherches.

Personne n’a entendu parler de cela dans l’islam auparavant. Exceptés peut-être leurs mosquées qui ont enfanté des milliers de terroristes sanguinaires. Mais la question qui se pose est pourquoi ces islamistes radicaux qui prêchent la haine sur tout ce qui peut distraire l’être humain développent ce genre de discours en Kabylie seulement? On assiste certainement à un plan machiavélique qui veut enterrer définitivement le tourisme balnéaire en Kabylie, alors qu’il bat de l’aile depuis l’avènement de terrorisme au début des années 1990.

Youva Ifrawen