À propos de « L’autonomie de la Kabylie, un complot ? Djamel Benchenouf vous répond » paru sur lematin-dz.com : Mise au point d’un militant du MAK à Djamel Benchenouf

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CONTRIBUTION (Tamurt) – Étant un lecteur de votre journal électronique, il m’arrive souvent d’approuver certains écrits qui y sont publiés que j’estime très pertinents. Dans la mesure où ils nous apportent cet éclairage inédit, judicieux, qui nous permet de compléter notre propre analyse pour comprendre et cerner un peu plus les diverses problématiques à l’origine de ce sempiternel marasme politique dans lequel s’est enlisé notre pays depuis la fameuse crise de l’été 1962.

C’est ainsi que je tombe incidemment sur l’article de Monsieur Djamel Benchenouf, cité plus haut. En ma qualité de militant convaincu du MAK, je me suis senti visé et diffamé à travers cet écrit. J’ai hésité à lui consacrer un peu de mon temps pour apporter un démenti formel, tant le travail qui nous attend ne manque pas ! Cependant, eu égard à la qualité de vos nombreux lecteurs, ainsi qu’aux informations infondées et attentatoires à l’égard du MAK, je me suis résolu en définitive à rédiger cette réfutation que je vous prie de bien vouloir publier.

Avant de formuler une réponse, que j’espère édifiante pour mieux éclairer ce sieur, et les lecteurs de votre journal à travers lui, je dois d’abord préciser que personnellement, en me fondant sur mes principes intangibles d’humanisme, je suis profondément convaincu de l’inexorable nécessité de doter la Kabylie de ses propres institutions politico-administratives. Et ce ne sont pas des arguments qui nous manquent, tant nous en avons à en mourir. Et c’est là l’objectif central de mon militantisme viscéral au sein du MAK. Les institutions politico-administratives propres à la Kabylie seront en effet, les seules à même de la protéger de votre prévarication et de la bassesse de vos mœurs politiques érigées en programme national.

Ces institutions nous permettront d’assurer la pérennité des valeurs identitaires et sociales du peuple kabyle que vos semblables tentent férocement de dissoudre depuis l’été 1962. Elles nous permettront de rétablir notre peuple en tant qu’entité intrinsèque, en réhabilitant ses structures villageoises et son organisation sociale millénaires que les dominations étrangères n’ont jamais pu anéantir définitivement. Le peuple kabyle debout, sera enfin rétabli dans ses droits humains inaliénables : le droit à la vie, à la liberté et son émancipation sociopolitique, à l’instar d’ailleurs de tous les autres peuples du monde, y compris le peuple juif et le peuple palestinien auquel fait référence l’auteur de l’article, sans discrimination aucune.

J’ai eu à défendre longuement et doctrinalement le bien-fondé de cette solution politique historique que le MAK prône courageusement et lucidement pour résoudre définitivement la sempiternelle et lancinante question kabyle. Pour ce faire, j’ai développé de nombreux arguments pour étayer ma plaidoirie, sur de nombreux sites web ouverts à la libre expression. N’étant pas persuadé que ce sieur Benchennouf a pu les consulter avant de rédiger ses monstrueuses allégations racistes, je me fais le devoir de les synthétiser brièvement pour déblayer le terrain de la confrontation des idées avant de développer ma réfutation contre ses immondes accusations.

Pour revenir à cette question kabyle, je doute fort que l’État algérien puisse réellement appréhender sérieusement son édification institutionnelle durable si au préalable celle-ci n’est pas judicieusement et définitivement réglée dans l’intérêt de tous.

En effet, ne pensez-vous pas que nous avons mis trop de temps (plus 48 ans) à tourner en rond, comme le chien qui cherche à se mordre la queue, plutôt que de se retrousser les manches pour construire ensemble un État authentiquement algérien doté d’institutions fortes, respectueuses de la souveraineté populaire et de la dignité citoyenne, qui au lieu d’être prises en otage par un pouvoir clanique oligarchique, serviraient en premier lieu à l’épanouissement harmonieux des citoyens et le développement socioculturel réel et l’affirmation de la dimension humaine de la société algérienne dans son ensemble ?

Un demi-siècle de retard, cela laisse indubitablement des séquelles ! Pensez-vous seulement que la démocratie politique et sociale ne fut irréversiblement instaurée en Espagne que dans les années 1980, après la chute de la junte militaire franquiste, alors que l’Algérie postindépendance existait déjà depuis plus de 18 ans ?

En l’espace de trente ans seulement, peut-on aujourd’hui soutenir raisonnablement une comparaison sérieuse entre le prodigieux progrès social et économique accompli par l’État espagnol, devenu aujourd’hui une puissance incontournable et qui pèse de tout son poids au sein de la toute puissante Union Européenne, avec notre indigent niveau de « développement économique et social » qui au bout de près d’un demi-siècle nous conteste y compris notre identité ?

Eh bien, vous n’êtes pas sans savoir que le peuple kabyle a définitivement diagnostiqué cette aporie au sein de l’ensemble algérien. L’importance des conclusions qui en découlent est à la mesure de l’irrémédiable décadence de l’ensemble des institutions de l’État algérien. En effet, après la énième et honteuse violation de la constitution, déjà fort décriée depuis 1963, sans qu’aucune composante de l’ensemble algérien n’ait esquissé le moindre rictus, le pouvoir algérien est inéluctablement bien installé pour durer des siècles ! Et, comprenez-le pour une fois, le peuple kabyle n’est plus disposé à parler au nom de tous les Algériens. C’est un principe doctrinal imprescriptible au sein du MAK. Le peuple kabyle, assumant pleinement son imprescriptible identité kabyle, profondément ancrée au sein des civilisations méditerranéennes auxquelles il n’a cessé de contribuer, ne supporte cependant plus de voir ses voisins qui ne possèdent pas plus de compétences que lui le dépasser en prospérité parce qu’uniquement les autres composantes algériennes avec lesquelles il compte bien partager la citoyenneté ne semblent pas encore disposées à appréhender leurs propres destins. Ainsi, le peuple kabyle ne compte plus attendre que le pouvoir illégitime d’Alger daigne lui octroyer quelques miettes de dignité.

Pour éclairer votre conscience, rappelons déjà que le Mouvement de l’autonomie de la Kabylie (MAK) n’est pas né dans les laboratoires de quelque officine étrangère hostile à notre pays, comme ne cesse de l’affirmer sans vergogne ni aucune preuve d’ailleurs Monsieur Benchennouf. Le MAK est bel et bien né en Kabylie meurtrie, la Kabylie rebelle, dans la douleur et dans le sang, le jour où 128 jeunes Kabyles ont été froidement assassinés, tués en usant des armes de guerre, uniquement parce qu’ils sont KABYLES, par les soi-disant « forces de l’ordre » gouvernementales qui, dans un État qui respecte réellement ses citoyens, sont censées lui assurer plutôt la protection et la sécurité.

Le MAK est né au moment où l’historique marche du peuple kabyle (du 14 juin 2001) qui a regroupé près de deux millions d’âmes vers « sa capitale » fut non seulement empêchée, mais également, et invariablement, réprimée dans le SANG, sans qu’aucune autre composante de la société algérienne ne se solidarise avec lui ou ne daigne soutenir son combat, s’inscrivant pourtant dans l’intérêt général de toute la société algérienne.

Le peuple kabyle, découvrant impassiblement son isolement, a fait froidement le constat de sa totale méprise de l’amère et incontestable réalité. Par une fulgurante impulsion de clarté d’esprit salvatrice, il a enfin accédé irréversiblement à l’irrépressible évidence de sa condition : il constitue un PEUPLE à part et que la nation algérienne unie et solidaire n’est en réalité qu’un leurre !

Le peuple kabyle tire impassiblement, mais courageusement sa conclusion, ô combien bienfaitrice : l’État algérien n’a jamais été et ne sera jamais son État, garant de sa protection et instrument juridique de son émancipation. L’État kabyle, le sien, demeure entièrement à construire et, dorénavant, il ne doit plus compter que sur lui-même pour affronter son propre et singulier destin.

Ainsi, tout Algérien doté d’un esprit lucide devra se résoudre à cette incontestable vérité : aucune perspective d’évolution et d’émancipation n’est possible en Algérie tant que la secte au pouvoir, corrompue et corruptrice de la société, demeure aux rênes de l’État et ne se considère nullement au service du citoyen et des institutions de l’État, mais plutôt l’inverse.

Pour venir en aide à la mémoire défaillante de Monsieur Benchennouf qui estime pourtant « connaitre très bien les Kabyles », pour le peuple kabyle, auquel j’appartiens, ce n’est hélas pas faute d’avoir tenté inlassablement de convaincre les autres algériens de la justesse de notre vision. Nous nous sommes engagés dès notre jeune âge dans un militantisme loyal et imbu d’une exubérante générosité. Si bien qu’aujourd’hui, nul Algérien sincère ne peut contester les abnégations et les sacrifices de la Kabylie, et ce, depuis 1963.

Aujourd’hui, nous rendons grâces aux autres composantes de l’ensemble algérien de nous avoir ouvert les yeux à temps. Je dois même souligner que l’incontournable solution d’Autonomie s’impose d’elle-même, au regard des faits historiques rapportés ci-dessus. Nous n’ignorons pas cependant que celle-ci a été sciemment et consciencieusement imposée au peuple kabyle par les spoliateurs de la souveraineté populaire. Par des voleurs de conscience et de liberté des citoyens. Mais, ne vous méprenez pas, « Bien mal acquis ne profite jamais ! », dit le proverbe. Le peuple kabyle aspire plus que jamais à la survie de son entité séculaire, et ce, au terme de près d’un demi-siècle de généreuses, mais infructueuses luttes contre un pouvoir assassin et inique plus que jamais statique, spoliateur de la volonté populaire et négateur des droits les plus élémentaires et de la dignité humaine.

En effet, je m’étonne de lire dans l’article de ce sieur D. B. sorti je ne sais d’où, lui qui estime « connaitre très bien les Kabyles », a délibérément passé sous silence en les balayant dédaigneusement du revers de la main, tous les sacrifices que le peuple kabyle a généreusement consentis pour faire de son pays d’appartenance, l’Algérie, le plus beau et le plus prospère au sein du bassin méditerranéen ! Ce faisant, depuis des siècles le peuple kabyle a contribué avec une si rare abnégation, au point même de compromettre son intérêt le plus vital, la pérennité de sa personnalité, en plaçant toujours l’intérêt général au-dessus de toute autre considération étroite.

Non ! L’autonomie de la Kabylie, monsieur D. B. n’est pas un complot ! Le véritable complot, vous ne savez que trop bien où il se terre, mais par félonie, par malhonnêteté, par lâcheté, vous ne daignez pas le pointer du doigt. Le véritable complot remonte à la crise antikabyle de 1949. Vous nous avez trahis depuis cette date là. Nous Kabyles, mus par notre abnégation invétérée, nous avons supporté toutes vos calomnies, toutes vos injustices, tous vos crimes de liquidation physique, en nous focalisant sur l’essentiel (la décolonisation du pays) et en mettant toujours l’intérêt général au-dessus de toutes autres considérations étroites.

Aujourd’hui, vous et vos semblables, tout en vous drapant de la pompeuse épithète de « démocrates », ne faites en vérité que perpétuer le régime inique qui vous nourrit en défendant misérablement vos sordides intérêts personnels et ceux de votre clan d’appartenance au sein du pouvoir maffieux, en attendant que lui échoient les rênes du pouvoir suprême. Voyez ce que vous avez fait de votre peuple qui se jette par dizaine de milliers en mer pour vous fuir.

HONTE A VOUS ! HONTE À VOUS !

Ainsi, tout en faisant semblant de « défendre » « vos très nombreux amis kabyles », vous déversez votre venin raciste sur les responsables intègres du MAK, en tentant de les calomnier et de semer insidieusement la confusion dans leurs rangs et en vous attaquant carrément à son leader, Monsieur Ferhat Mehenni (dont vous écorchez même l’orthographe du nom), qui est incontestablement une personnalité politique kabyle de premier plan, la plus intègre, la plus conséquente, la plus authentique de toute la classe politique kabyle actuelle et qui incarne aujourd’hui l’UNITÉ de la KABYLIE et même sa conscience collective. En croyant pouvoir trouver en notre sein un interstice pour y injecter votre venin, vous prenez benoitement une route sans issue ! Nous au MAK, nous constituons un bloc soudé, réfractaire, nourri de la sève d’hommes de conviction.

L’Autonomie de la Kabylie, sachez-le, est l’affirmation de l’imprescriptible droit du peuple kabyle à ériger ses propres institutions à n’importe quel prix afin d’asseoir son émancipation dans tous les domaines. C’est cette voie salvatrice que vient de choisir le peuple kabyle en ce 20 avril 2010. Car c’est, la seule qui lui permettra de briser les chaines de sa servitude et d’arracher sa liberté, dut-il pour cela consentir encore d’autres sacrifices.

Ayez du courage, rendez-vous à l’élémentaire évidence, l’Autonomie de la Kabylie, est désormais, la seule alternative que le pouvoir central inique, que vous défendez insidieusement, laisse au peuple kabyle comme voie de survie et d’émancipation afin qu’il puisse enfin recouvrer sa véritable identité et d’assumer son destin sans perdre plus de temps inutilement. Ceci pour remettre vos pendules à l’heure, monsieur D.B., concernant le projet d’Autonomie de la Kabylie.

Revenons maintenant à ces allégations, à ces divagations diurnes auxquelles vous-même ne croyez pas, vu les circonlocutions, les périphrases et les hésitations qui transparaissent directement à travers votre littérature de calomnies et d’invectives, trahissant ainsi votre immémoriale félonie. En fait, cet article est juste une revue d’une certaine « presse » du clan d’appartenance de l’auteur. Elle est approximative, maladroite et mal-en-point. En effet, que nous apprend-il de plus qui ne fut déjà ressassé dans les chiffons du DRS, pour ne pas citer les noms de ces organes qui confondent allégrement et impunément propagande et invective à l’encontre des personnalités politiques kabyles.

Quel kabyle, auquel semble s’adresser l’auteur, ose croire aux allégations et autres élucubrations colportées par ce sieur repu de racisme antikabyle qui, selon son bon vouloir, s’évertue à nous assigner insidieusement l’épithète inconsidérée de « séparatistes ».

Pour clarifier le sens des mots, disons tout de suite que nous ne sommes pas, et nous ne serons jamais, des « séparatistes » pour la simple et bonne raison que nous formons un seul et unique peuple kabyle INDISSOLUBLE dans un ensemble algérien aux contours tellement vagues. Nous ne reconnaissons pas L’ÉTAT-NATION algérien, dont on n’a pas « achevé la construction » avec tous les sens qui en découlent, et dans lequel notre statut de peuple n’est pas clairement proclamé. S’agissant maintenant de l’option indépendantiste, aucun texte ou communiqué officiel du MAK n’a pour l’instant assumé clairement « l’indépendance de la Kabylie » comme option politique. Ce n’est pas encore à l’ordre du jour.

Cela dit, nous devons rappeler à l’auteur, lui qui se drape derrière l’épithète de « démocrate » tant galvaudé en Algérie, que dans les démocraties assumées, prôner l’indépendance par rapport à l’État d’appartenance, de manière pacifique et conséquente, surtout s’il s’avère politiquement et stratégiquement avantageux est aussi une position politique honorable et non une « trahison », encore moins un délit, d’autant plus qu’elle est solidement étayée et argumentée par des faits plausibles ! Nous au MAK, nous ne cultivons aucun complexe, aucune félonie, notre discours est limpide comme l’eau de roche. Non nous n’en sommes pas encore à cette option. Pour l’heure, nous revendiquons le statut d’une large Autonomie pour la Kabylie dans le cadre algérien tout en demeurant fraternels et solidaires avec toutes les composantes de l’ensemble algérien.

Mais, nous pouvons d’ores et déjà avertir que, si pour arracher les droits de notre peuple, sa liberté et la reconnaissance de l’État Algérien de notre entité kabyle en tant que PEUPLE doté de tous les attributs qui en découlent, une langue (Kabyle) et une identité culturelle spécifique, il faille y recourir, pour ma part, je prônerai ouvertement, dans le cadre des instances organiques du MAK, l’option indépendantiste, comme notre nouvel objectif politique stratégique. Pour peu qu’elle nous garantisse réellement d’atteindre, avec un moindre coût social, les objectifs fondamentaux de libération de notre peuple, pour lesquels je milite avec une « conviction chevillée ». Que cela soit dit en clair !

S’agissant maintenant de la sympathie de certains militants du MAK, dont je fais partie, à l’endroit du peuple juif, je la revendique avec fierté pour deux raisons. D’abord, elle vous permet déjà d’estimer la conséquence de l’humanisme qui nous anime. Dans la mesure que c’est là une preuve justement que les Kabyles vouent une amitié sincère à tous les peuples qui défendent leur existence. En effet, dès le moment qu’il n’y a aucune raison objective de haïr ou de stigmatiser un peuple paisible, pourquoi disconvenez-vous à ce que nous Kabyles, puissions entretenir des relations amicales avec le peuple juif ?

La deuxième raison, « the last but not the least », sachez pour votre gouverne, que ce paisible peuple juif que vous vilipendez tant et sans raison valable, dont une diaspora a grandement contribué par le passé à enrichir le patrimoine culturel de notre pays (à Bougie notamment) n’est en rien responsable de la malédiction et de l’oppression que subit actuellement le peuple kabyle et la condition de servitude dans laquelle le pouvoir algérien raciste et antikabyle, que vous défendez insidieusement, n’a cessé de lui infliger depuis 1963, sans que vous osiez la moindre action pour vous solidariser avec lui ! Au lieu de cela, vous redoublez de haine et surenchérissez en vous lamentant pernicieusement sur le sort des lointains Palestiens, à plus de vingt mille lieues de votre pays. Le dicton dit « Charité bien ordonnée commence chez soi ».

Ceci assumé, nous les Kabyles nous nous défendons cependant de porter une quelconque insulte ni nous ne nourrissons une quelconque animosité envers le peuple palestinien. De quelle cohérence le ferions-nous ? Les Palestiniens s’occupent de leurs problèmes, et nous Kabyles avons les nôtres. Il est donc inutile de tenter de dévier le sujet. Au risque de vous le répéter, nous au MAK, nous militons d’une manière pacifique à résoudre cette QUESTION KABYLE que nous sommes déterminés à porter sur la scène internationale.

Venons-en au vif du sujet et restons en Kabylie ! Mais enfin, qu’est-ce que les Juifs ou les Palestiniens ont à voir sur ce registre ? Comment est-ce possible que pour défendre votre Pouvoir honni, vous soyez toujours tentés de dévier et de biaiser les problèmes des citoyens algériens en les reportant par diversion au lointain Moyen-Orient ? Honte à vous, traîtres de votre propre peuple !

À propos des prétendues « inféodations » de certains militants du MAK qui se seraient rendus en Israël. Il y a deux choses que vous devez d’ores et déjà comprendre pour clore sur votre énième diversion :

• Tous les militants du MAK, sans aucune exception, je vous le garantis, ne sont inféodés qu’à leur cause, la Kabylie. « Ni au Caire, ni à Londres, ni à Moscou, ni à Washington » et encore moins au régime d’Alger, pour paraphraser la célèbre sentence d’Abane Ramdane (plate-forme de la Soummam) dont ils s’estiment les dignes héritiers.

• Par ailleurs, depuis quand êtes-vous tuteur (ou seriez-vous peut-être reconverti en Tour Operator), des Kabyles pour leur suggérer leur destination de voyage ? Les Kabyles sont libres (depuis le 20 avril 2010) de se déplacer dans le monde entier, sachez-le une bonne fois pour toutes, ils se rendront là où bon leur semblera, et n’ont de compte à rendre à personne ni n’ont besoin de l’autorisation de Monsieur Bouteflika, qui n’est d’ailleurs pas leur président (Bouteflika n’étant pas élu par la Kabylie).

S’agissant maintenant de vos pernicieux conseils à l’endroit de vos « nombreux amis Kabyles » je n’y répondrai pas par correction, car je ne m’estime nullement en faire partie.

En conclusion, tout compte fait, au lieu de vous élever contre le pouvoir d’Alger inique qui continue de nier l’existence même du peuple kabyle, pour défendre conséquemment la cause de « vos nombreux amis Kabyles », vous vous dressez contre ceux qui incarnent leur seul espoir de liberté et de délivrance, le MAK et à sa tête Monsieur Ferhat Mehenni.

J’ose à peine croire que certains kabyles auront le courage de lire votre article jusqu’à la fin, tant il est une piètre traduction des notoires pamphlets des supports de propagande de nos immémoriaux adversaires, dont je ne citerai jamais le nom.

Dr. Dahman At Ali