Académie de tamazight : Les chercheurs-militants exclus

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Mohamed Djellaoui, Président de l’Académie algérienne de langue amazighe
Mohamed Djellaoui, Président de l’Académie algérienne de langue amazighe

ALGERIE (TAMURT) – Après de longs mois de retard et d’attente, le pouvoir algérien vient d’annoncer officiellement la composante de l’académie algérienne de langue tamazight. Bien entendu, les célèbres chercheurs militants ayant fait leurs preuves sur le terrain, sont tout simplement exclus de cette institution rattachée à la Présidence de la République. Fallait-il s’attendre au contraire ?

Mais le pouvoir algérien a eu toutefois la ruse de ne pas nommer le très contesté Abderrezak Dourari en tant président de l’académie en question. Le pouvoir a jeté son choix plutôt sur Mohamed Djellaoui, enseignant de langue et culture amazighe à l’université de Bouira et auteur d’un livre sur le chanteur Ait Menguellet en langue arabe. Mohamed Djellaoui, est en outre connu pour être plutôt quelqu’un de très soft et un bilingue Amazigh-arabe. Une bonne partie de ses travaux publiés ont été réalisés dans ces deux langues (arabe et tamazight). Le décret présidentiel portant sur la nomination de Mohamed Djellaoui comme président de l’académie algérienne de langue tamazight a été publié ce mardi 8 janvier dans le Journal officiel.

Mohamed Djellaoui occupait jusque-là le poste de responsabilité de doyen de la Faculté des Lettres et Langues de l’université « Mohand-Oulhadj » de Bouira. Parmi les autres membres de cette académie, on pourra citer donc Abderrezak Dourari, qui n’a jamais œuvré pour l’amazighité et qui ne maitrise même pas la langue berbère, ne serait-ce qu’oralement. Il y aura aussi, dans cette académie, des universitaires enseignants aux différents départements de langue et culture amazighes de Kabylie et de Batna comme : Hassina Kherdoussi, Moussa Imarazene, Salah Bayou, Abdelaziz Berkai, Malek Boudjelal, Samia Dahmani, Zahir Meksem, Djoudi Merdaci, Djamel Nahali, etc.

Si parmi ces noms il y a incontestablement de vrais spécialistes de la langue et culture Amazighes, il reste néanmoins à s’interroger sur la présence, dans les rangs de cette académie de quelqu’un comme Abderrezak Dourari. Ce dernier était enseignant à l’université de Tizi Ouzou durant les années quatre-vingt. Ses anciens collègues ne sont pas prêts à oublier ses positions clairement affichées et assumées contre le combat que menaient les militants du Mouvement Culturel Berbère (MCB) pour la reconnaissance de l’amazighité dans toutes ses dimensions.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. L’emprunte culturelle est celle de l’assimilation. L’arabislamisme est la sphère symbolique limitante du régime qui ne peut etre surpassée. Les dictateurs imposent l’identité la religion la langue arabe. Le HCA qui se glorifie du fait que les règions arabes pouvaient choisir de transcrir Thamazight- qui reste à dfacultative- en caractéres arabes est le marqueur politique. Mais aussi dans la constitutionette il y a les bornes identitaires qui mettent l’arabitè au sommet. Un militaire au pouvoir ne peut produire de libété mais juste l’ésprit de la caserne. Le devoir-etre islamique s’impose dès l’enfance, l’arabité dès la maternelle. La meme devise est valable pour la politique et l’économie: sauf la sphère des familles de militaires peuvent faire des affaires et progresser. Qui refuse la logique meurt, Le colonialisme Francais a été remplacé par les colons islamiquement correct.

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