Adoption de la loi de finances 2016 : Escarmouches au parlement algérien

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ALGER (Tamurt) – La première chambre algérienne, l’assemblée populaire nationale (APN), est devenue un véritable théâtre burlesque. Les députés algériens, de diverses obédiences, se renvoient les diatribes à foison, et ce, en raison du projet de l’adoption de la loi de finances 2016. La vie au parlement est rythmée ces deux derniers jours par des algarades d’une rare violence où des députés sont venus carrément aux mains.

Au final, et comme prévue, la fameuse loi de finances fut adoptée aujourd’hui nonobstant l’opposition farouche des députés de l’opposition (FFS, PT et Alliance verte), lesquels se sont heurtés à la majorité (FLN et RND). Des échauffourées ont eu lieu aujourd’hui à l’hémicycle de la première chambre où les députés de l’opposition ont occupé la tribune du parlement en brandissant des pancartes hostiles à la position du gouvernement algérien. Au demeurant, cette vive  tension est attisée par l’intention du gouvernement algérien à adopter certaines mesures, dites d’hostilité, telles que la hausse des prix d’un panel de produits ainsi que l’ouverture des capitaux de certaines entreprises publiques aux investissements privés. Toutefois, cette mise en scène n’est en réalité que de la poudre aux yeux, sachant que l’ensemble des députés, qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité, leur seul souci n’est autre que de se faire un sacré magot sur le dos du contribuable algérien.

Par ailleurs, le parlement algérien n’a aucune crédibilité du moment que les députés qui y « séjournent »  ont de tout acquiescé les décisions du pouvoir d’Alger dans l’indifférence totale. Ledit hémicycle est aux antipodes de la démocratie et de la liberté.

Alger,  Amnay