Affaire de chantage sexuel à l’université de Tizi-Ouzou : Vers la création d’un collectif pour dénoncer les harceleurs

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Un groupe de jeunes étudiantes de l’Université de Tizi-Ouzou compte organiser en son sein un collectif pour dénoncer les pratiques indignes de certains enseignants qui harcèlent sexuellement certaines étudiantes. Une première rencontre a eu lieu cette semaine avec une vingtaine d’étudiantes.

Le collectif s’est donné comme objectif d’apporter un soutien aux victimes en premier lieu et ensuite de récolter le maximum de preuves contres les enseignants indélicats pour les dénoncer publiquement et les poursuivre en justice.

« Avant d’accuser une personne, il faut des preuves. Nous allons mettre sur pied une organisation qui va s’en occuper. Nous allons rendre justice nous même. Si nous parvenons à démasquer un enseignant pervers, nous, les étudiantes et les étudiantes lui interdiront de remettre les pieds dans ce lieu de savoir. Nous demandons juste aux étudiantes de collaborer et aux victimes de ne pas se taire. Il s’agit de notre honneur à défendre. L’image de notre université a été ternie par ces histoires. Personne n’a réagit. Tous les Kabyles sont concernés. On a tous une sœur ou une fille ou une cousine étudiante » nous a déclaré Nadia, l’une des initiatrices de ce mouvement.

A chaque fin d’année universitaire, des enseignants peu scrupuleux, profitent de leur statut pour exercer un chantage sexuel sur certaines étudiantes. Les victimes qui refusent de céder voient leur année universitaire bloquée et sont obligées de refaire leur année. Ces pratiques existent depuis longtemps, mais ces dernières années, elles ont pris des proportions alarmantes.

R.Moussaoui