Affaire des logements des correspondants de presse à Tizi-Ouzou – L’association des journalistes dos au mur

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Les révélations de notre journal de la politique de deux poids deux mesures pratiquée par certains membres de l’association des journalistes de Tizi-Ouzou dans la confection de la liste des postulants aux logements promis par le wali a mis dans la gêne, voire dans l’embarras, ces responsables.

Paniqués, ils nous ont adressé une mise au point, mais ont donné des précisions qui ne concernent pas ce qui a été mentionné dans l’article, histoire de faire diversion. « La liste contient 97 noms dont 54 journalistes permanents et 43 collaborateurs et assimilés. A ce titre, il y a lieu de s’interroger pourquoi le rédacteur de cet article se focalise uniquement sur 2 ou 3 inscrits puisque la liste contient 43 collaborateurs et assimilés », essaye d’expliquer le président de l’association. C’est une réalité et notre article n’a pas dit le contraire. Il est bien précisé que ces 3 collaborateurs non-permanents, qui activent dans le secteur public, figurent sur la liste des journalistes permanents. Pourquoi ces trois-là, alors qu’il y a, comme vous le précisez, 43 journalistes assimilés ? Sont-ils des supers-journalistes ? Les quelques membres qui ont pris la décision de les inclure dans la liste des permanents ont grandement peur de la réaction des autres confrères collaborateurs.
Pis encore, pas seulement ces trois personnes, dont deux travaillent dans le secteur de l’éducation et un autre dans la formation professionnelle, ne sont pas des journalistes titulaires, selon leurs propres déclarations, mais ils ont déjà bénéficié d’autres programmes de logements par l’état. Un de ces trois a même osé nous menacer de poursuites judiciaires pour soit disant diffamation. Il ne franchira jamais la porte du tribunal même si on le déloge de sa propre maison qu’il possède déjà.

Tamurt reviendra sur des révélations plus fracassantes sur ce sujet et plus précisément sur ce fonctionnaire de la formation professionnelle qui a fait une bonne partie de sa carrière dans les rangs de la gendarmerie nationale. On se demande s’il est vraiment permanent, pourquoi il ne publie pas un article à ce sujet dans son journal ? Même chose pour les deux autres et le président de l’association de journalistes. Ce dernier, au lieu de répondre à ces graves accusations, n’a pas trouvé mieux que de dénigrer un de nos collègues qui a vécu en France et qui écrit pour un journal.

La rédaction Tamurt, loin de toute polémique, continuera à faire son travail d’information sur l’affaire de ces logements et à défendre les jeunes correspondants marginalisés. Pourquoi vous ne publiez pas monsieur le président la liste de l’ensemble des correspondants postulants aux logements à Tizi-Ouzou ?

Faroudja Aït Massal