Affaire des quatre chrétiens de Larvɛa Nat-Yiraten : Le procès est renvoyé au 10 octobre prochain – Les Kabyles pour les libertés de culte et de conscience

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Sur le plan purement judiciaire, notons que le procès en question a été reporté au I0 octobre prochain, et ce, pour complément d’instruction du dossier. Aussi, ce jour-là les forces du MAK, conformément à leur idéal politique, seront encore présentes sur le terrain pour manifester leur soutien indéfectible aux quatre braves citoyens dont le tort a été d’avoir tenté de communiquer avec Dieu sans la permission de la police religieuse, mise sur pied par l’Administration Centrale d’Alger.

A titre de rappel, les fait : cette affaire inédite remonte au début de l’été, quand un groupe de personnes a essayé de transformer une maison appartenant à un particulier en une église afin de s’y adonner en toute conscience à leur culte. Comme piqué par une guêpe, le ministre algérien des affaires religieuses et des wafks, M. Ghoulam Allah, a ordonné aux services de sécurité de non seulement fermer l’église mais aussi de procéder à l’interpellation de ces personnes cherchant leur équilibre dans une religion autre que l’islam.

Usant du fallacieux motif d’absence d’autorisation, le ministre algérien des affaires religieuses a d’ailleurs ordonné la fermeture de plusieurs églises en Kabylie. Non content de la fermeture des édifices de culte chrétien, la police religieuse au service de l’Administration Centrale d’Alger est allée jusqu’à accuser la communauté chrétienne kabyle d’apostasie ; voire même d’être une force à la solde de l’étranger, ayant reçu la mission de mener une lutte contre l’islam sur « sa propre terre ».

Ainsi donc, M ; Ghoullam Allah et ses Chouyoukhs, nationaux et étrangers, payés à coups de millions d’euros et de dollars, font de la « géographie pratique ». Pendant que des milliers d’hommes et de femmes prient, à tort ou à raison, Jésus Christ de les « délivrer » le jour de la Résurrection, l’Administration Centrale d’Alger, plus machiavélique dans ses plans et calculs, lâchent, en sus de la mobilisation des services de sécurité et des appareils de l’Etat, des hommes à la djellaba et à la barbe longue et hirsute en pleine nature dans le but d’imposer aux citoyens le dogme de l’islam.

Les citoyens sont non seulement frappés d’interdiction de vivre selon leur conscience mais aussi sommés de cesser de croire à l’islam dans lequel leurs parents et grands-parents ont vécu. Autrement dit, l’islam nouveau et « authentique » auquel on veut les soumettre de force est celui où les hommes sont tenus de porter la djellaba à la place du costume cravate, de se laisser pousser la barbe jusqu’au nombril, de jeter leur rasoir à la poubelle et de s’induire le corps avec du musc au lieu de s’asperger avec l’eau de Cologne ou un déodorant. Car le nouveau islam reposant sur « l’authenticité » interdit à l’homme de se faire propre et beau pour éviter de plaire à une femme. « C’est en plaisant à Dieu qu’on se voit s’ouvrir les portes du paradis », disent avec véhémence les messies formés de longue date par l’Administration Centrale d’Alger. Sans le vouloir probablement, les messies qui pullulent dans nos villes et villages prétendent donc que Dieu n’est pas un esthète. Quelle tristesse !

Cependant, l’inquiétude et le danger ne peuvent provenir de ces « hommes des cavernes ». Ils viennent de l’Administration Centrale d’Alger qui, de toute évidence, a mis sur pied une nouvelle carte politique dont l’élément central est la disparition pure et simple de la Kabylie et de son peuple. La déclaration faite par le député du RCD à Tizi-Ouzou : « Le pire est à venir » est à méditer. Est-ce une guerre sanglante et exterminatrice que l’on compte lancer contre le peuple kabyle ? Est-ce une campagne d’islamisation et d’arabisation digne de celles menées dans le passé contre nos aïeux ? Est-ce la misère économique et sociale qui est retenue comme option ? Toutes les hypothèses sont à retenir et surtout à étudier. C’est pourquoi tous les Kabyles, sans exclusive, sont appelés à se regrouper autour du MAK et de son Gouvernement Provisoire, à sa tête, M. Ferhat Mehenni, pour pouvoir constituer un bastion contre le plan diabolique que l’Administration Centrale d’Alger s’apprête à mettre à exécution contre leur patrie.

Le moment n’est plus au débat stérile, qui dure depuis trop longtemps. Le vrai débat actuel est celui qui porte sur l’autonomie de la Kabylie. Et dès lors que le GPK, l’instance dirigeante légitimée par des milliers de militants est installé, il ne reste désormais au peuple kabyle qu’un petit effort à fournir pour non seulement éviter de subir un génocide mais aussi pour vivre dans la paix et la sécurité tant rêvées.

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