Affaire des logements des journalistes de Tizi-Wezzu : Un chef de daira et deux émigrés sur la liste

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Affaire des logements des journalistes de Tizi-Wezzu : Un chef de daira et deux émigrés sur la liste
Affaire des logements des journalistes de Tizi-Wezzu : Un chef de daira et deux émigrés sur la liste

TIZI-OUZOU (Tamurt) – L’affaire des logements des journalistes commence à livrer ses premiers secrets. Ainsi, après que la liste en question ait été tenue au secret pendant de longs mois, les premiers noms parmi les souscripteurs n’ouvrant pas droit à bénéficier du dispositif LPA (Logement participatif aidé) sont désormais connus.

Ainsi, nous avons appris de sources sûres que parmi les raisons qui ont poussé l’association des journalistes de Tizi-Wezzu à maintenir la discrétion totale au sujet de ladite liste, il y a d’abord l’existence, parmi les bénéficiaires, d’un chef de daira qui exerce actuellement cette haute responsabilité dans une autre wilaya d’Algérie.

Par ailleurs, on a appris aussi que pas moins de deux souscripteurs au programme de logements, destinés en principe aux journalistes n’ ayant jamais bénéficié d’un bien immobilier, en l’occurence deux émigrés, figurent sur la liste des bénéficiaires. L’un réside aux États Unis d’Amérique depuis plusieurs années et l’autre vit en France depuis longtemps. Ceci alors que l’une des conditions indiscutables pour etre bénéficier d’un logement dans le cadre de ce programme est de résider en Algérie.

En outre, dans le même sillage, une élue à l’Assemblée populaire de Tizi-Wezzu, ayant déjà bénéficié d’un logement à la cité Cosider de la Nouvelle Ville (Tizi-Wezzu) fait partie également des souscripteurs au programme LPA de Draâa Ben Khedda. Il y a lieu de révéler que dans la même affaire, plus d’une dizaine parmi les souscripteurs au programme LPA de Drâa Ben Khedda ont bénéficié de l’aide de la Caisse nationale de Logement, CNL, alors qu’ils n’ont pas réussi à intégrer, dans leur dossier, le négatif foncier attestant qu’ils n’ont jamais eu droit à aucune aide immobilière ni ne sont propriétaires fonciers. Ce qui démontre l’existence d’une grande complicité au niveau de la CNL mais aussi à l’OPGI de Tizi-Wezzu (l’Office de promotion et de gestion immobilière).

Notre enquête étant toujours en cours, d’autres révélations concernant cette scabreuse affaire seront livrées au lecteur. En attendant, on s’interroge si le nouveau wali de Tizi-Wezzu, M. Brahim Merad, va diligenter une enquête afin de mettre un terme à ces pratiques, qui font bénéficier certains citoyens privilégiés de plusieurs logements au moment où d’autres simples citoyens souffrent le martyre sans pouvoir avoir droit à un toit décent.

Lyes Madradi