Affrontement en services de sécurités et Amazigh : 15 morts à Bordj Badji Mokhtar et deux femmes violées

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TOUAREGS (Tamurt) – Les massacres contre les populations civiles Touaregs de la ville de Bordj Badj Mokhtar par les arabes et les services de sécurité algériens continuent. La liste des victimes s’allonge.

15 citoyens civiles Amazighs ont été tués dans les affrontements entamés depuis une semaine et 52 autres ont été blessés, selon un journaliste dépêché sur place que nous avons contacté ce matin.

Notre confrère précise que deux femmes ont été violées hier par des policiers en civil à la ville de Bordj Badj Mokhtar. Les Touaregs sont délestés de leurs bien par des bandes de voyous qui sèment la terreur depuis plus d’une semaine à travers toute la ville.

Des policiers en civil et des arabes mènent une véritable chasse aux Touaregs. Les populations berbérophones locales sont livrées à la vindicte des arabes raciste. Personnes ne vient à leur secours. Les cris de détresse lancés depuis le vaste désert algérien ne trouvent d’écho nulle part. « Les Touaregs et les habitants de l’Azawad subissent les atrocités du pouvoir et des arabes. Pour se défendre, surtout après le viol collectif dont sont victime deux femmes Touaregs, l’ensemble des familles Amazighes se sont réunis dans un seul quartier. Les hommes ont décidé de faire la garde, mais le manque de vivres et d’eau leur rend la vie infernale », nous confia au téléphone un journaliste envoyé à Bordj Badji Mokhtar.

Même les services de la santé refusent de prendre en charge les victimes Touaregs. « Une femme enceinte a accouché dans des conditions dramatiques à son domicile étant donné qu’elle risquait également sa vie si elle se déplace à la maternité de l’hôpital de la ville », nous ajouta notre confrère.

Nassim N