Affrontements quotidiens en Algérie : le peuple contre le peuple !

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Affrontements entre des manifestants et la police
Affrontements entre des manifestants et la police

KABYLIE (TAMURT) – La population algérienne est désormais scindée en trois parties. La première est constituée des opposants à l’élection présidentielle prévue par le pouvoir algérien le 12 décembre prochain. Le deuxième courant est formé des partisans de ces élections. Le troisième est celui qui se tient à l’écart de ces joutes en ne s’inscrivant dans aucune de ces deux options.

En l’absence d’élection ni de sondage, personne ne peut, actuellement, prétendre honnêtement lequel de ces trois courant est majoritaire. Mais ce qui est inquiétant, en revanche, dans une telle situation ce sont les affrontements quotidiens enregistrés dans plusieurs régions du pays entre les partisans et les opposants à la présidentielle du 12 décembre 2019.
En effet, il ne se passe pas un jour sans que des actes de violence verbale et parfois physique ne soient signalés un peu partout. Généralement, il s’agit d’opposants à l’élection en question qui tentent de perturber les meetings de l’un des cinq candidats à la présidentielles. Dans bien des cas, les services de sécurité interviennent et arrêtent les perturbateurs. Une partie parmi ces derniers a même été présentée au tribunal et écopé de condamnations à la prison ferme.

Ainsi, la « révolution » du 22 févier n’est plus pacifique comme la majorité des observateurs avait tenu à le mettre en exergue dès le début. Pis encore, alors qu’on disait pendant de longs mois que tous «les algériens étaient désormais unis », aujourd’hui, on assiste à l’émergence d’au moins deux parties de la population qui s’affrontent presqu’à couteaux tirés. On assiste au même scénario que celui que la Kabylie avait vécu au moins deux fois durant les trente dernières années. Lors de l’année de la grève du cartable en 1994, tout le monde était uni et réuni autour des deux MCB en septembre 1994. Mais en décembre de la même année, on avait assisté à des affrontements physiques entre les partisans principaux des deux factions.

En 2001 aussi, au début tout roulait comme sur des roulettes avec l’union de tous les clans et de toutes les tendances. Tout le monde se souvient quelle a été la tournure prise par les évènements en question par la suite. C’est donc l’histoire qui se répète. Mais cette fois-ci, les choses semblent plus graves qu’en 1994 et qu’en 2001. Aujourd’hui, c’est tout le pays qui est menacé par cette instabilité dans un pays qui n’a pas de président de la République depuis neuf mois. Si le 12 décembre, l’Algérie reste encore sans président, l’avenir s’annoncera des plus incertains.

Tarik Haddouche

4 COMMENTAIRES

  1. Le peuple Algérien est uni.Il vaincra !
    La minorité dont vous parler ne va pas faire le poids don elle va sécrasée !
    Vive l’l’Algérie libre !!

  2. Le 22 février c’est une date historique c’est une date qu’on doit garder parce que le peuple c’est réveillée et maintenant qu’il s’est réveillé Tenter tout ce que vous voulez vous allez pas l’endormir

  3. L’armée conseillée par les Spin doctors est à la manoeuvre pour semer les troubles et la zizanie en Algérie afin de ne laisser que deux alternatives , soit l’acceptation de l’élection d’un président de pacotille qu’elle manipulera comme elle l’entend , soit si le peuple refuse cela ,engendrer le chaos total (et apparemment on s’y achemine) afin de prendre le pouvoir direct en prétextant oeuvrer pour le retour de l’ordre . Mais dans ce genre de situation insurrectionnelle les choses ne se passent que rarement comme prévu surtout avec un régime dans un tel état de déliquescence !

  4. T Haddouche vous dîtes : « Si le 12 décembre, l’Algérie reste encore sans président, l’avenir s’annoncera des plus incertains. » Et si un président venait à être mal  » élu « ce serait peut être encore pire ! . Alors Inutile de jouer les Cassandre . L’Algérie est à la croisée des chemins . Tous les pays passent à un moment ou un autre par une phase de recomposition afin de retrouver un équilibre plus ou moins stable avec violences et résistances au changement à la clé. C’est une loi naturelle de l’évolution des peuples . On ne peut faire l’économie d’un bouleversement douloureux dans un pays aussi dévasté par ce régime bananier .Tout ce qu’on peut espérer c’est limiter l’ampleur du chaos durant la phase transitoire !

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