Afin d’exiger la libération du jeune Kahil Yazid – Grève générale à Ath Zmenzer

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La localité d’Ath Zmenzer est coupée du monde, depuis hier matin. Les commerçants et tous les habitants de la région ont observé une journée de grève en signe de solidarité avec la famille de jeune Yazid Kahil, enlevé par un groupe armé lundi soir dernier.

Une coordination « inter-villages » est mise sur pied quelques heures seulement après le rapt. Les comités de villages exigent la libération de jeune Youcef, âgé de 24 ans et fils d’un entrepreneur de travaux publics, sans aucune condition et dans les plus brefs délais.

Les ravisseurs, selon des citoyens d’Ighil EL Mal, village de la victime, ont contacté la famille de l’otage. Une somme de 2,5 milliards de centimes est exigée contre la libération de jeune Yazid. Une somme qui dépasse l’entendement et que la famille de la victime ne possède même pas. Les proches de la victime et tous les villageois d’Ath Zmenzer sont dans l’embarras. Ils ne savent que faire devant cette situation.

La consternation gagne les esprits. Les services de sécurité n’ont fait qu’enregistrer la plainte de la famille de la victime. Ils ne se sont guère inquiétés, comme s’ils n’étaient pas concernés par cette grave affaire de kidnapping.
Le conseil de wilaya s’est réuni ce matin à Tizi-Ouzou et personne n’a soufflé le moindre mot à ce sujet. Aucun responsable politique ne se soucie de l’insécurité des citoyens. Leurs préoccupations sont ailleurs.

Dans des pays qui se respectent, c’est le ministre de l’intérieur qui doit prendre en charge une affaire d’enlèvement, surtout que ce sont des kidnappings en série. C’est le 73ème rapt enregistré en Kabylie depuis 2006 et les services de sécurité continuent à fermer leurs yeux.

La population Kabyle est livrée à elle-même. Elle est sans défense face à des groupes islamiques armés et une mafia criminelle très organisée qui agit sans aucune inquiétude.

Les investisseurs, devant le climat d’insécurité qui persiste, fuient la Kabylie. Plus de 300 investisseurs ont quitté l’année passée la Kabylie pour s’installer ailleurs, sous des cieux plus cléments. C’est l’objectif d’ailleurs du pouvoir central d’Alger.

D’Ath Zmenzer, Youva Ifrawen