Agression sexuelle dans le camp de recasement de Saket

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camp de recasement de Saket
camp de recasement de Saket

VGAYET (Tamurt) – En Kabylie, la population est livrée à elle-même au point où elle assure elle-même l’amélioration de ses conditions de vie y compris sa sécurité. C’est du moins le cas en cette soirée du lundi au mardi au camp de recasement de Saket, sur le littoral Ouest de Vgayet où une femme n’a du son salut qu’à l’intervention des voisins alors que les gendarmes ne sont intervenus que plusieurs heures après son agression.

En effet, cette bonne dame, recasée en attendant son relogement comme promis par les autorités, a eu la désagréable surprise d’avoir la visite nocturne  d’un homme d’une quarantaine d’années qui abusera d’elle avant de l’agresser pour la forcer à se taire et ne pas ameuter les voisins. Malheureusement pour lui, les voisins ont entendu du bruit émanant de la tente de cette dame vivant seule et ont accouru pour surprendre ce forcené qu’ils ligoteront avant de le livrer aux gendarmes qui ne sont arrivés que plusieurs heures après alors qu’ils on été alertés par téléphone au moment des faits.

C’est le deuxième acte similaire qui se produit, en l’espace d’une année, dans ce camp de recasement sans que les autorités ne s’en inquiètent ni ne daignent tenter de trouver des solutions urgentes à la situation des familles recasées dont le nombre avoisine le demi-millier au niveau de la commune de Vgayet. Ces dernières sont « parquées » dans quatre sites différents et survivent des promesses des autorités. Entretemps elles subissent les aléas de la vie.

Amaynut