Agriculture et culture sylvicole dans la wilaya de Tizi-Ouzou : des perspectives, dit-on

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En effet, sur des tableaux d’affichage mis à la disposition du public, l’oeil et l’esprit curieux ont pu relever des détails d’une importance indiscutable sur notre patrimoine forestier. Les exposants Verts (éléments de la conservation forestière), loin « beau mais factice » ont informé l’opinion à propos des incendies que « dans le bassin méditeranéen, les incendies sont en majorité d’origine humaine, que ce soit par accident, par négligence ou intentionnellement ». « L’origine d’un incendie, ajoute le texte forestier, est souvent difficile à déterminer du fait de l’absence de preuves matérielles concrètes ». Dans leur conclusion, les auteurs de cette observation notent sans la moindre complaisance que « la connaissance des incendies est le fondement d’une politique d’une prévention efficace ».

Cette constatation est appuyée par des données chiffrées à propos de ces incendies. Au total, à savoir les forêts, les maquis, les broussailles, l’olivier et les récoltes, 7.506, 85 ha ont été ravagés par les 445 incendies enregistrés au cours de cet été qui vient de s’achever. Ce sont surtout les données concernant la production du liège qui renseignent sur le désastre qui ne cesse de frapper nos forêts depuis l’apparition du fléau incendiaire. La production du liège qui était de 19.O37 tonnes en 1985 a chuté à 1.254, 50 tonnes en 2012. Le texte accompagnant ces données chiffrées renseigne que « depuis les années 1980, la production du liège suit une évolution irrégulière. Ceci est du à plusieurs facteurs dont les incendies répétés, le vieillissement des peuplements, les défrichements illicites et l’absence de plans d’aménagement d’où un système de rotation des tours des récoltes très perturbé ». Un constat dépourvu de toute complaisance. Nonobstant cela, il n’en demeure pas moins cependant que la grande famille de la conservation foncière de Tizi-Ouzou ne baisse pas les bras. Son agenda s’annonce même prometteur en matière de perspectives. Dans ce cadre précis, les citoyens présents à cette manifestation ont pu noter que dans le cadre de plantation fruitière, pas moins d’une superficie de 1.197 ha y sera dégagée. Cette surface bien agricole sera consacrée à l’opération de débroussaillages d’oléastres pour un nombre de 12.400 plants qui sera suivie de leurs greffages. Concernant l’amélioration fruitière, la superficie réservée à cet effet est de 323 ha. S’agissant enfin de l’accès à ces futurs vergers, il est question d’ouverture de piste de l’ordre de 555 km. Concernant le volet relatif à l’appui à l’élevage familial, les études mentionnent 966 unités d’élevage apicole. L’élevage ovin portera sur 1.195 unités et 22I unités concerneront la cuniculture. S’agissant enfin du caprin, la donne sera de 224 unités.

Par ailleurs, il y a lieu de noter que dans le cadre du développement des zones de montagne, et ce conformément à l’arrêté interministériel du 16 mai 1993 définissant les zones de montagne, pas de 58 communes de la wilaya de Tizi-Ouzou sont classées comme « zones de montagne ». Leur superficie générale est de 247.256 ha, soit un taux de 83% de la wilaya. L’impact de développement de ces communes classées comme « zones de montagne » sera de faire bénéficier du programme d’activité économique 366.326 citoyens. Le nombre de ménages qui seront touchés est de 265.453. Quant aux emplois prévus, ils sont de 72.341.


Saïd Tissegouine .info