Ahmed Ouyahia et son fils cités dans des affaires de corruption

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Ahmed Ouyahia
Ahmed Ouyahia

ALGERIE (TAMURT) – Ahmed Ouyahia, ancien Premier ministre et secrétaire général du Rassemblement National Démocratique (RND) comparaitra prochainement, en compagnie de son fils, devant la justice pour répondre à de graves affaires de corruption. Le fils de Ahmed Ouyahia serait accusé d’avoir détourné de grosses sommes d’argent et de les avoir transférées à l’étranger illégalement.

En effet, Ahmed Ouyahia, qui a comparu, le 21 avril dernier, devant un tribunal d’Alger en tant que témoin, revisitera bientôt le même endroit mais cette fois-ci en tant qu’accusé. En effet, Ouyahia est cité nommément dans plus d’une enquêtes menée par l’Office algérien de Lutte contre la Corruption. Ahmed Ouyahia a été cité en compagnie de son fils qui serait un élément clé dans ce genre de dossiers. Les affaires en question ont trait à des prêts bancaires accordés illégalement bien sûr par des banques publiques et qui n’ont jamais été remboursés. Pis encore, l’argent détourné a été intégralement ou en grande partie transféré vers l’étranger grâce également à des appuis et à des complicités au plus haut niveau de l’Etat. Ahmed Ouyahia a usé de ses pouvoirs de Premier ministre et pesé de tout son poids afin de prêter main forte, illégalement aussi, à des hommes d’affaires proches du clan présidentiel de Abdelaziz Bouteflika, pour avoir accès à des crédits bancaires astronomiques et non-remboursés bien entendu.

Notons par ailleurs, dans le même sillage, que deux ministres seront écroués dans les prochains jours pour avoir détourné pas moins de 6 200 milliards de centimes. Il s’agit de Djamel Ould Abbès et Said Barkat, respectivement ancien ministre de la Solidarité nationale et ancien ministre de l’Agriculture. Djamel Ould Abbès a détourné l’argent que l’Etat avait destiné aux nécessiteux et aux handicapés. De nombreux autres noms d’anciens ministres et de chefs de partis politiques, ayant détourné l’argent du peuple, seront convoqués dans les prochaines semaines et seront mis en prison en attendant leurs procès. On parle de plus de 500 personnalités, entre anciens ministres, anciens hauts responsables, chefs de partis politiques, députés et « hommes d’affaires ». Pour l’instant, les noms des personnes impliquées sont tenus au secret afin d’éviter toute évasion vers l’étranger comme ce fût le cas de la tentative avortée d’Ali Haddad de prendre la clé des champs via la frontière algéro-tunisienne.

Des personnes qui sentent qu’ils emboiteront bientôt le pas à ceux qui sont déjà mis en prison, n’hésitent pas, toute honte bue, à défendre ces derniers publiquement alors qu’il faut laisser la justice faire son travail puisque les procès de toutes les personnalités arrêtées jusque-là auront lieu publiquement et en présence de la presse. Qui se sent morveux se mouche !

Tarik Haddouche