Commémoration de la marche du 14 juin 2001 à Aït-Bouadou

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at vuwaddu
Le MAK commémore la journée du 14 Juin 2001
La grande famille militante et patriotique du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK a, par le biais de sa coordination  d’At Vuwaddu,  commémoré aujourd’hui  la marche historique du 14 juin 2001, date proclamée par l’G.P.K. « Journée de la Nation Kabyle » en organisant un meeting populaire  lequel a été suivi du lever du drapeau kabyle au niveau du chef-lieu de cette commune rurale d’Aït-Bouadou, plus exactement en face de la mairie.
 Le Président du MAK, Bouaziz Aït-Chebib, à la tête d’une délégation composée de Hocine Azem, Kamel Chetti et de Hsen Cherifi,  s’est rendue dès le matin à ce rendez-vous pour appuyer  les organisateurs locaux de cette manifestation.
Le programme commémoratif  a commencé par l’intervention de Bouaziz Aït-Chebib qui a développé  devant une assistance nombreuse et attentive un  discours à la fois rassembleur et éveilleur  en mettant en avant les arguments plaidant pour la nécessité d’aller vers l’instauration de l’Etat kabyle.
Après un petit rappel de l’histoire d’At Vuwaddu « qui est indissociable du combat du peuple kabyle pour sa liberté », le Président du MAK a mis l’accent sur l’importance de la marche du 14 juin 2001 dans l’éveil des consciences et l’émergence d’une dynamique de libération de la Kabylie du joug de l’Etat algérien.
Pour Bouaziz Ait Chebib, cette marche, qui est rentrée dans les pages des livres d’histoire «  incarne à la fois la renaissance de la Nation Kabyle et sa capacité à faire trembler n’importe quelle tyrannie pour arracher sa liberté ».
Dans un long plaidoyer,  puisant dans l’histoire de la Kabylie, dans la réalité vécue et dans le droit international, le N° 1  du MAK a démontré que  sur tous les plans, soit culturel, identitaire, linguistique, environnemental, économique et politique, la Kabylie ne peut exister en tant que telle que dans le cadre  d’un Etat Kabyle, un Etat qui va lui garantir sa pérennité, sa prospérité et sa liberté  en tant que peuple et nation.  Bouaziz Ait Chebib, a clamé haut et fort que « le peuple Kabyle est en train de mourir à petit feu sous la domination de l’Algérie arabo-islamique d’où alors l’avènement d’un Etat kabyle est une nécessité absolue puisqu’il s’agit ni plus ni moins d’une question de vie ou de mort pour le peuple kabyle».
Toujours sur ce registre, et devant une assistance très nombreuse,  Bouaziz Ait Chebib a crié (cri qui est surtout synonyme d’apophtegme)  que « les  peuples anesthésiés sont plus à condamner que ceux qui luttent pour leurs droits légitimes ». Tout en mettant l’accent sur le fait que les peuples sont égaux en droit et en dignité et, par conséquent, doivent tous jouir de leur liberté, il poursuit sur cette même envolée : « Alors, il n’y a rien de plus naturel et de plus normal que de voir le MAK lutter pour la libération de son peuple.  Il est temps pour que tous les  Kabyles s’impliquent, s’investissent et s’engagent dans le processus de leur propre libération au lieu de passer leur temps à diffamer notre mouvement qui n’est rien d’autre qu’un instrument d’émancipation de notre peuple ».
 
A la fin de ce que d’aucuns qualifient d’ « un plaidoyer » du Président du MAK, il a été procédé à la levée des couleurs nationales kabyles. C’est sous des ovations et des youyous  que Mme Akli et une fillette ont hissé l’emblème national kabyle. Et comme à l’accoutumée, la lecture en chœur de « limin n laânaya » (le serment de fidélité et de loyauté) a constitué un moment très fort en émotion et en fierté ; moment qui augure des lendemains de liberté pour la Kabylie et son peuple.
 De Bougie, Said Tissegouine