Algérie : Abdelkader Bensalah viole la Constitution

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Abdelkader Bensalah
Abdelkader Bensalah

ALGERIE (TAMURT) – En limogeant le ministre de la Justice et en nommant un nouveau, Abdelkader Bensalah, président de l’état par intérim, vient de perpétrer un viol flagrant de la Constitution algérienne. Certes, ce n’est pas la première fois que Bensalah ne respecte pas la Constitution mais cette fois-ci, le dérapage est flagrant.

En effet, la Constitution algérienne, dans son article 104, stipule clairement et de manière explicite que le président par intérim n’a pas le droit de désigner un ministre ou un gouvernement. Il n’appartient qu’au nouveau président élu par les citoyens de procéder à de tels changements. Or, il se trouve que Abdelkader Bensalah, en désignant ce mercredi Belkacem Zeghmati comme ministre de la Justice en remplacement à Slimane Brahmi, viole de manière directe l’article 104 de la Constitution algérienne. Voilà ce que stipule l’article 104 de la Constitution : « le gouvernement en fonction au moment de l’empêchement, du décès ou de la démission du Président de la République, ne peut être démis ou remanié jusqu’à l’entrée en fonction du nouveau Président de la République élu ». Mais cette violation n’est qu’une continuité de toutes les autres qui ont eu lieu en Algérie surtout depuis le coup d’état d’avril 2019.

Même le fait que Abdelkader Bensalah continue d’exercer la fonction de président de l’état n’est pas conforme à la Constitution puisque le dernier délai imparti à Bensalah pour quitter ce poste était le 9 juillet dernier. Mais devant l’impossibilité de tenir une élection présidentielle avant cette date-butoir, les décideurs algériens ont préféré faire du sur-place en l’absence de toute autre solution ou alternative pouvant être mise en pratique. En l’absence d’une opposition réelle en Algérie et également devant la complicité de tous les médias influents, le pouvoir algérien ne recule devant rien pour imposer ses choix, avec une facilité déconcertante, même quand ils sont en violation flagrante avec la Constitution.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Il est interim d’un président fictif. Tout le 4 ème mandant était illégitime dans la mesure où l’incapacité physique était constatée. Plus loin encore, les Berzidan ont été toujours choisis parmi les militaires puis le passage formel des « élections » benies par la ligue arabe sanctuaire des libertés. L’unique légitimité qu’a connu le pays fut celle du GPRA qui a été massacré par la junte actuelle. Une dictature ne devient pas démocrate chemin faisant.

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