Algérie : Bensalah, Bedoui et Belaiz seront limogés par l’Armée

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Bensalah, Bedoui et Belaiz
Bensalah, Bedoui et Belaiz

ALGERIE (TAMURT) – Après Athmane Tartag, désormais ex-responsable des services secrets algériens, l’état major de l’Armée algérienne se prépare à annoncer le limogeage de trois hauts responsables algériens qui sont des résidus du clan présidentiel de Abdelaziz Bouteflika. Les décideurs au sein de l’armée algérienne temporise volontairement l’annonce de cette décision importante afin de faire croire qu’il s’agira de la satisfaction de l’une des revendications principales de la rue.

L’annonce de la fin de mission des trois B, comme les appellent les manifestants, n’est qu’une question de jours. Les jours de Abdelkader Bensalah (président du sénat), Nourredine Bedoui, Premier ministre et Tayeb Belaiz (président du Conseil constitutionnel) sont comptés. Une fois les « restes » du clan de Bouteflika mis de côté, le peuple algérien saura la suite qui sera donnée à ce qui est communément appelé la révolution pacifique en Algérie. Bien entendu, l’homme qui deviendra le futur président de la République, est ou sera choisi par l’état major de l’Armée algérienne qui est actuellement le seul maitre à bord après l’éradication du clan présidentiel des frère « Bouteflika ». Une pléiade de « personnalités » dont certaines sont sorties subitement du néant et de l’anonymat, après le 22 février dernier, sont actuellement sur médiatisées notamment par toutes les chaines de télévision, privées et publiques.

Ces dernières sont chargées d’accompagner médiatiquement l’évolution de la stratégie de l’Armée algérienne jusqu’à sa fin qui sera couronnée par l’intronisation du prochain président. En outre, de nombreuses personnalités dont Ali Benflis et tant d’autres courtisent ouvertement l’armée et Ahmed Gaid Salah afin de bénéficier des faveurs de l’ANP. Mais, de nombreux observateurs avisées préconisent qu’aucune figure ayant déjà fait partie du pouvoir ni de l’opposition ne sera choisie par l’armée. C’est ce qui explique les mots d’ordre récurrents lors des marches et qui demandent un changement radical du système. Le fait aussi que la majorité des personnalités qui tentent de s’incruster dans les marches sont spontanément chassées par les foules.

En tout cas, toutes les expériences passées, depuis 1962, montrent que l’armée algérienne a toujours imposé un président qui était un illustre inconnu à peine quelques mois avant le jour de l’élection présidentielle. C’était le cas de Houari Boumediène mais aussi de Chadli Benjedid, Mohamed Boudiaf, Ali Kafi, Liamine Zeroual et même de Abdelaziz Bouteflika.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. Illustre inconnu mais le chuchoteur reste la muette. Certe le peuple serait content du changement de facettes ambulantes, mais le contenu sera le meme à savoir l’arabisation une deuxième peau et l’islamisme d’Etat l’ame de l’Etat. C’est ces constantes que l’armée veut sauver . On est pas sortis de l’auberge.

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