Algérie : chute des prix du pétrole et financement du Polisario

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ALGER (Tamurt) – Alors que les économistes prédisent la chute des prix du pétrole à moins de 20 dollars, les décideurs algériens ne semblent pas du tout inquiétés par les répercussions de cette chute de prix sur le peuple.

La preuve, ils continuent à dilapider l’argent du peuple. L’avenir économique de ce pays est des plus improbables. Au lieu d’initier et de mettre en place une politique et une stratégie économique de substitution à la rente pétrolière, le pouvoir algérien n’a rien trouvé de mieux que d’annuler tous les projets qui ne sont pas encore lancés. Une manière facile d’économiser de l’argent. Par contre, en ce qui concerne le financement des causes perdues et inutiles, le régime algérien ne décroche pas et semble loin de renoncer. C’est le cas pour l’organisation du Polisario. Même durant les plus durs moments de la crise financière qui a touché l’Algérie en 1980, 1990, 1994 des millions de dollars furent injectés aveuglement dans des comptes de pseudos dirigeants du Polisario.

Un financement qui reste énigmatique et la plupart des algériens ignorent même son existence. Le sujet est tabou dans ce pays. Aucun politicien, ni journaliste n’évoque ce sujet. Même les politiciens, « opposants farouches » au régime, n’osent même pas faire allusion à ce gaspillage qui perdure depuis les 1970.

La cause, appelée par les décideurs algériens « Libération de la République Arabe Saharoui » est apparemment plus sacrée que l’avenir des peuples algériens. Quel intérêt a l’Algérie de jeter des sommes faramineuses pour un mouvement banni par le monde entier ?

Ce problème épineux qui envenime les relations politiques entre le Maroc et l’Algérie portera à l’avenir un coup fatal sur le plan économique voire existentiel.

Lounès B.