Algérie – Le travail au noir « institutionnalisé »

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Combien de personnes travaillent au noir en Algérie ? Rares sont les travailleurs qui bénéficient d’une couverture sociale, pourtant c’est un droit indéniable. Certains employés et fonctionnaires, notamment dans le secteur privé, ont travaillé toute leur vie et arrivent à la fin de leur carrière, sans aucune journée déclarée à la sécurité sociale. Des milliers de familles sont dans cette situation.

En plus de salaires minables, le travailleur n’aura aucun sou à sa retraite. Un drame qui se passe en Algérie. Sous d’autres cieux, dans des pays Africains sous développé, si un employeur ne déclare pas à la sécurité sociale un employé, il risque la prison. En Algérie, c’est le dernier des soucis des autorités.

Des personnes meurent sur des chantiers au quotidien, sans que personne ne bouge le petit doigt. Elles seront remplacées rapidement ! Les employeurs ne deviennent riches que sur le dos des pauvres ouvriers qui sont exploités à la limite de l’esclavage. Le SMIG en Algérie est équivalent à 110 euros par mois ! C’est l’un des SMIG les plus bas à travers le monde entier. La misère est latente en Algérie. Plus de la moitié de la population ne mange pas à sa faim, alors que le sous-sol du pays regorge des plus grandes richesses de toute la planète.

Le peuple de ce pays sait pertinemment qu’ils sont en sursis. Que se passera-t-il si un jour le prix des hydrocarbures chutent ? Ce n’est plus une éventualité, mais une certitude. C’est juste une question de temps, avertissent les économistes.

R.Moussaoui

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