Algérie patriotique s’en prend à Ferhat Mehenni

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QUIMPERLÈ (Tamurt) – Le journal de Khaled Nezzar s’est attaqué une nouvelle fois au président du Gouvernement provisoire kabyle, Ferhat Meheni. Il reproche à des élus d’une municipalité de la Bretagne en France d’avoir invité le premier responsable du GPK.

Il s’agit de Quimperlé, dans le Finistère, en Bretagne, dans le Nord-Ouest de la France. Selon ce journal du fils d’un général algérien, officiellement en retraite mais très actif via cet organe, c’est une atteinte grave à l’unité algérienne et une ingérence pour leur pays le fait d’inviter le président de l’G.P.K. à s’exprimer.

«A l’occasion de la seconde édition de la semaine internationale « Regards croisés sur le monde », que vous organisez du 2 au 8 novembre 2015, nous avons appris par le canal associatif, comme vous l’annoncez sur le site internet de la ville de Quimperlé, que vous apprêtez à accueillir une organisation séparatiste d’extrême droite algérienne et son président», écrit ce journal. Inutile de rappeler que le patron de ce journal, « Khaled Nezzar », est un tortionnaire, ancien soldat de l’armée française durant la guerre d’Algérie.

Inutile de revenir sur les détails de cette attaque qui est entachée de futilités, mais il est utile de constater que le leader kabyle devient l’ennemi numéro un du régime algérien. Les critiques de la part de la presse du régime ne font qu’encourager les responsables du MAK. Si la Kabylie veut se séparer de l’Algérie, ce sont les Algériens qui ne veulent pas d’elle et pas le contraire.

Le journal patriotique qui s’adresse à la vraie patrie de Khaled Nezzar, excelle dans l’insulte et le dénigrement envers l’un des hommes les plus crédibles en Kabylie. Le rédacteur de ce journal a même essayé de faire monter le FFS contre le MAK. Il oublie qu’un certain Aït Ahmed avait déclaré un jour à Nezzar dans un tribunal en France « entre vous et moi, un fleuve de sang nous sépare ». Effectivement un océan de sang sépare la Kabylie et Khaled Nezzar. Le sang des martyrs de la révolution, ceux de 1963, ceux de 1980, le sang des victimes du printemps noir et de la décennie noire du terrorisme et de l’armée algérienne.

Nassim N.