ALGÉRIE : Un prisonnier privé de soins médicaux

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prisonnier algérien

COMMUNIQUE (Tamurt) – Le prisonnier Ghadbane Hamdi  âgé de 29 ans continue à souffrir. Il est resté sans soins médicaux pendant une durée de trente jours après avoir été battu par un officier de la maison  de redressement de Babar à Khenchela  en février 2015, pendant qu’il avait les mains enchaînées derrière le dos.  

L’officier l’a jeté par terre lui cassant le pouce, ce qui a nécessité deux interventions chirurgicales qui ont échoué. Les médecins ont exigé une troisième intervention qui n’a toujours pas eu lieu. Le détenu à engagé une poursuite judiciaire contre l’officier en question le 25 février 2015. La Cour d’Oum El Bouaghi a informé la famille du détenu que l’affaire a été classée, que leur fils est tombé d’une grande hauteur et qu’il n’a jamais été agressé par les agents de la maison  de redressement. Le 26 août 2016, on a affirmé à la famille du détenu que leur fils a bénéficié d’une prise en charge médicale depuis son arrivée à la maison de redressement de Bordj Bou Arreridj le 29 juin 2015 venant de la prison de Babar de Khenchela et qu’il a été transféré à la prison de Sétif pour effectuer des soins médicaux complémentaires. Le détenu est resté sans assistance médicale et il a été transféré en février 2017 à la prison de Boussaâda wilaya de M’sila.  Le 13 juin 2017, le détenu Ghadbane Hamdi a été transféré de la maison de redressement de Boussaâda à la prison de la wilaya de M’sila pour le faire examiner par un médecin. Ce dernier a refusé de le soigner en l’absence d’un dossier médical, selon la déclaration  faite par le détenu à son père lors de sa visite à la prison de Boussaâda. Le père a demandé de voir le Directeur de prison pour demander des explications concernant le dossier médical de son fils. Le Directeur l’a informé par le biais de son gardien que le dossier a été transféré à M’sila avec le détenu.

Où est passé le dossier médical du détenu Ghadbane Hamdi ? A-t-il disparu à la maison de redressement de M’sila ou de Boussaâda ? Et pourquoi ? Le 05 septembre  2017, le Directeur par intérim a donné l’ordre de fouiller les détenus quand il s’est chargé personnellement du détenu Ghadabne Hamdi et d’après les dires de sa sœur, l’officier a fait sortir 2000 DA de sa poche et a prétendu que le prisonnier les a cachés dans la poche de son pantalon et pour cette raison on a interdit le droit de visite à sa famille pour une durée d’un mois et l’affaire  a été renvoyée devant le tribunal de Boussaâda. Le 12 septembre 2017, il a comparu devant le tribunal de Boussaâda qui l’a acquitté de l’accusation retenue contre lui. Cela dit le bureau de M’sila de la LADDH (Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme), aile Salah Debouz, dénonce la brutalité dont a été victime le détenu et le déni de soins médicaux pour plus de trente mois, et appelle le Ministre de la Justice et Garde des sceaux d’ouvrir une enquête judiciaire et administrative et mettre un terme à ce genre de comportement barbare et d’assurer une assistance médicale au détenu Ghadbane Hamdi dans les plus brefs délais.

Président la LADDH de M’sila aile Salah Debouz,
Amroune Layachi

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