Algérie, terre de colère et de protesta : Un quota de 16 manifestations par jour

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Près d’un tiers de ces manifestations – 1850 – se concentrent dans trois wilayas de l’Est du pays,en l’occurrence Bejaia, Annaba et Mila.

Les trois villes du centre, Alger, Tizi-Ouzou et Bouira, ne sont pas en reste avec 1540 protestas. Au cours des dix derniers mois de l’année 2012, la police a également recensé 240 menaces d’immolations et deux cas de décès par le feu.
En 2010, année qui a connu des révoltes dans le monde arabe avec la chute de Ben Ali, Moubarak et Kadhafi, l’Algérie avait enregistré entre 9000 et 10 000 manifestations dont les violences du mois de janvier 2010 qui ont fait 5 morts.
Crise de logements, absence d’eau potable, coupures d’électricité, pénurie de gaz butane qui a secoué plusieurs régions d’Algérie durant la vague de froid de février 2012, les mauvaises conditions de vie des populations constituent le carburant qui alimente cette contestation sociale.

Le général Hamel, patron de la police, ne s’est d’ailleurs pas fait prié pour mettre en garde les responsables locaux sur les risques de tensions sociales si le même scénario devait se reproduire l’hiver prochain.

Présent au briefing présenté mardi 2 octobre à Constante par le directeur de la police, le ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia s’est fendu de ce commentaire qui ne déparait pas avec d’autres saillies dont il est coutumier : « Notre peuple est devenu capricieux, impatient et impulsif…», jugeait le ministre de l’Intérieur.
Avant de livrer ce conseil aux walis, rapporté par un confrère du Temps : « engagez des concertations et des dialogues ».

4536 mouvements de protestation depuis le début de janvier 2012, dire qu’il reste encore trois mois pour boucler l’année…