Algérie : tout le clan de Bouteflika en prison !

3
Sellal et Benyounes
Sellal et Benyounes

ALGERIE (TAMURT) – Après Ali Haddad, les frères Kouninef, Mahieddine Tahkout, Said Bouteflika et Athmane Tartag, Ahmed Ouyahia qui était l’un des hommes les plus forts du clan de Abdelaziz Bouteflika pendant ses vingt ans de règne, a été incarcéré hier en fin de journée juste après son audition au tribunal de Sidi Mhamed à Alger.

Le même jour, Abdelghani Zaâlane, ancien ministre et directeur de campagne de Bouteflika pour le cinquième mandat avorté, a aussi été auditionné en tant qu’accusé dans des affaires de corruption et mis en détention avant d’être libéré quelques heures plus tard en bénéficiant de la liberté conditionnelle. Aujourd’hui, le tour sera à Abdelmalek Sellal, ancien Premier ministre de Bouteflika et ancien directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika à plusieurs reprises ainsi que Amara Benyounès, ancien ministre du commerce et également l’une des figures du clan « Bouteflikien » de comparaitre, dans le même sillage, devant le tribunal de Sidi Mhamed (Alger).

Ils devront répondre aux graves accusations dont ils sont l’objet. Dans la ligne de mire de la justice algérienne, version Ahmed Gaid-Salah, il y aura dans les tout prochains jours d’autres hautes personnalités ayant joué les premiers rôles durant les 4 mandats de Bouteflika qui risquent aussi d’être conduit-illico presto vers la prison d’El Harrach après leur audition en tant qu’accusés dans des affaires très graves de corruption et de détournement de deniers publics. C’est le cas de l’ex-secrétaire général du FLN (Front de Libration Nationale) et ancien ministre de la Solidarité nationale Djamel Ould Abbès. Ce dernier a détourné des milliers de milliards de centimes destinés aux personnes nécessiteuses et aux handicapés. La liste est encore ouverte puisque le nom de Amar Ghoul, figure aussi sur la liste noire. Il est appelé à être jugé très prochainement dans plusieurs affaires scabreuses. Amar Ghoul est aussi le chef du parti Taj qui, avec le FLN, le RND et le MPA (de Amara Benyounès), faisait partie de la coalition présidentielle sur laquelle Bouteflika s’était appuyée durant ses 4 mandats. Comme on peut le constater, cette cabale judiciaire vise uniquement et prioritairement les symboles du régime de Bouteflika.

Il y a aussi dans le collimateur de la justice actuelle les symboles de l’ancien clan du général Mohamed Médiène dit Tewfik. En plus de ce dernier, qui est incarcéré à la prison militaire de Blida, on peut aussi citer Louisa Hanoune et l’homme d’affaires Issad Rebrab qui appartiennent à la famille clanique du général Tewfik ayant régné comme des dieux sur l’Algérie de 1990 à 2015. D’où le sobriquet de « Reb Dzair » dont on surnommait le général Tewfik.

Tarik Haddouche

3 COMMENTAIRES

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici