Algérie, un juge demande un interprète pour comprendre un Chinois qui lui a parlé en tamazight

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Tribunal de chéraga
Tribunal de chéraga

ALGERIE (TAMURT) – L’histoire est véridique. Un juge du tribunal de Chéraga, banlieue proche d’Alger, était, au début de cette semaine, étonné d’entendre à l’audience un Chinois s’exprimer en tamazight et correctement. Ce dernier, commerçant de métier, aurait déposé une plainte contre un autre commerçant algérien pour escroquerie. Le jour de l’audience à Chéraga, le juge avait demandé un interprète Chinois pour comprendre la cause et les détails de la plainte du plaignant Chinois, récemment établi à Alger.

« Je n’ai pas besoin d’un interprète. Je parle correctement la langue officiel de ce pays tamazight », a répliqué le Chinois évidement en tamazight. Le juge chargé de l’affaire s’attendait à tout sauf à ce qu’un Chinois installé à Alger depuis à peine un an s’exprimer en langue tamazight. Il avait surtout honte de ne pas comprendre la langue officielle de son pays, tamazight, face à un étranger asiatique qui s’exprime sans soucis et à l’aise dans cette langue.

Le juge du tribunal de Chéraga était dans l’obligation effectivement de faire appel à un interprète pour comprendre tamazight. Heureusement un avocat kabyle était présent à l’audience et a expliqué au juge la requête du Chinois. Une histoire qui résume à elle seule la bêtise d’une bonne partie des Algériens qui rejettent leur identité depuis 14 siècles. Une gifle à un peuple maudit qui est raciste envers lui même. Un fait unique au monde auquel aucun sociologue ni historien n’a trouvé une explication.

Ravah Amokrane