Algérie: vers une élection présidentielle entre Ghediri et Bouteflika

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ALGERIE (TAMURT) – Ali Benflis se retire des élections sous le motif qu’elles ne seront pas libres. Comme si les précédentes auxquelles il a participé étaient transparentes. Nekkaz n’a pas le droit de participer, puisqu’il ne peut pas justifier six sans de présence en Algérie, comme le précise bien la constitution. Ghanou Mahdi aussi se retire. Il ne reste que Ghediri et Bouteflika.

Le scénario est bien ficelée. C’est le même que se répète, comme en 2004, 2009 et 2014. Sauf que cette fois ils ont changé Benflis par Ghediri. Bouteflika restera. Les manifestations ne sont, effectivement, que de l’agitation. Rien ne changera en Algérie. C’est le même régime, voir le même clan, celui d’Ouejda, qui restera en s’alternant entre Est et Ouest.

Ali Ghediri est le candidat du DRS, de Toufik plus exactement. En face, le clan de la famille des Bouteflika. Autrement dit, le peuple algérien n’a rien à avoir dan cette élection. Son agitation est une recette idéale pour faire croire qu’une élection libre se déroule en Algérie et le tour sera joué le 18 avril prochain. Que d’agitation pour que rien ne change !

Ravah Amokrane

2 COMMENTAIRES

  1. Agiter le peuple pour s’en servir, dans un sens ou dans l’autre, mais toujours au profit du même système usurpateur et corrompu.

  2. Plutot que de s’occuper de ce que font les arabislamiques faisons notre parcours. Un parlement -Agraw- de la Kabylie. Le MAK et l’URKP et les hommes libres et sans parti qui y tiennent à la sauvegarde du noyau et notre archetype devraient se rencontrer pour qu’ensemble definir les institutions. Il est temps de rendre visible l’Etat vécu dans notre intimité. Ce parlement devrait etre cette dimension super-partes ( au dessus de tous) qui transcende les clivages partisans pour unir les Kabyles autour de la tradition démocratique.

    Il y a deux maniéres de créer un Etat, celui par le haut- le cas algérien est visible sous nos yeux où les institutions ne sont pas fruit du terreau culturel et donc donne l’incertitude. Il y a en altérnative la re-présentation des institutions vécues en leurs rendant respect et reconnaissance pour nous avoir sauvé à travers les millénaires.

    C’est du reste l’unique moyen de donner l’exemple aux autres algériens pour qu’ils aient courage et batir un Etat en partant des divers terroirs.

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