Ali Heddad trahi par son niveau linguistique

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – L’intervention d’Ali Heddad  dernièrement à Tizi-Ouzou, lors de son passage dans cette ville, a étonné plus d’un. Ce n’est pas seulement  ses dires ou ses opinions qui ont suscité l’étonnement, notamment son attaque gratuite contre le MAK, mais la manière dont il s’exprime.

Il n’arrivait même pas à articuler en français, il, parlait comme un adolescent  qui luttait contre ses complexes pour faire une première déclaration d’amour à une fille.  Son niveau scolaire est même remis en cause. «  Je ne pense pas que ce Monsieur ait fait des études universitaires. Il a certainement acheté son diplôme quelques parts comme bon nombre de décideurs algériens»,  nous a déclaré un journaliste de Tizi-Ouzou qui a assisté à l’intervention de Heddad.

Certains confrères n’ont pas pu cacher leurs fous rires devant Heddad qui a éprouvé toutes les peines du monde à s’exprimer. Même les illettrés du FLN des années 1970 et 1980, qui n’ont jamais mis les pieds à l’école parlent mieux que lui. Les industriels réunis, ce jour-là à Tizi-Ouzou pour mettre en place une structure d’hommes d’affaires au niveau local se demandent comment Heddad a pu devenir ce qu’il est aujourd’hui avec ce niveau. «  Je ne pense pas  que ce monsieur puisse remplir un chèque tout seul », esquisse un industriel de Tizi-Ouzou.

D’ailleurs même les responsables du MAK n’ont pas jugé utile de répondre aux attaques de Heddad. « Je ne pense pas que nos responsables du MAK perdraient leur temps à répondre aux déclarations de ce Monsieur qui n’arrive pas à formuler une phrase complète ni en kabyle ni en arabe ni en Français », nous dira un jeune militant de MAK.

Lounès B