Alors que la Kabylie sombre dans l’insécurité : El Hadi Ould Ali bénéficie d’une garde rapprochée

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KABYLIE (Tamurt) – Aucune localité de la Kabylie n’échappe à l’insécurité. Enlèvements, agressions, faux barrages, vols, attentats terroristes…sont des faits reportés quotidiennement par la presse locale. C’est pratiquement un climat de guerre qui règne en Kabylie. La population est livrée à elle-même. Personne ne vient à son secours.

Etrangement, les services de sécurité, tous corps confondus, gendarmes, militaires, policiers, DRS sont omniprésents en kabylie, mais le grand absent reste la sécurité. Ces services de sécurité n’assurent, à vrai dire, que la sécurité des relais du pouvoir en Kabylie, chefs de daïra, directeurs, commissaires…, et livrent la population au banditisme et au terrorisme.

Hier encore, les étudiants du pôle universitaire de Tamda, ont marché à Tizi-Ouzou afin de réclamer la sécurité au sein des résidences et campus universitaires. Une revendication qui date de plus de 10 ans. Personne ne leur prête attention.

Par ailleurs, nous venons d’apprendre d’une source bien informée, que le directeur de la maison de la culture de Tizi-Ouzou, El Hadi Ould Ali, vient de bénéficier d’une garde rapprochée et spéciale afin d’assurer sa sécurité. L’équipe est composée de dix gardes du corps en civil. Ils assurent sa sécurité jour et nuit et ne le quittent pas d’une semelle. Les ministres eux-même ne bénéficient pas d’un tel privilège. Le vrai statut d’El Hadi Ould Ali dépasse alors celui d’un simple directeur d’une maison de la culture.

Notre source précise qu’El Hadi, ami intime de Khalida Toumi, a été menacé de mort dernièrement, mais sans préciser d’où émanent ces intimidations. A-t-il peur de la vindicte populaire ? Possible.

La préoccupation du pouvoir se limite donc à protéger ses relais en Kabylie et à jeter en pâture aux criminels de tout bord les pauvres citoyens. L’exemple de cet El Hadi est le plus édifiant.

Rappelons qu’El Hadi Ould Ali est l’auteur du détournement de 38 milliards de centimes en 2010, lors des travaux de réfection du théâtre régionale de la ville de Tizi-Ouzou.

Youva Ifrawen